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Les économies du Maghreb face aux crises – Automne 2016

Tous les vendredis de 18h30 à 20h30 du 7 octobre au 16 décembre 2016.

Responsables :

Estelle Brack, économiste, chercheuse et consultante, Directrice de Programmes au sein de la Direction des paiements du Groupe BPCE. Titulaire d’un Doctorat en Sciences Economiques (Economie Internationale & Développement), elle enseigne à l’Université Paris-II Panthéon-Assas le système bancaire et financier des pays arabes dans le cadre du LLM « Droit des Affaires des pays arabes ». Elle est également expert auprès de l’OCDE pour la promotion de l’accès au financement des femmes entrepreneurs dans la région MENA.

Xavier Richet, professeur, Université de la Sorbonne-nouvelle, chaire Jean Monnet d’économie, co-responsable du séminaire BRIC, (EHESS et Fondation Maison des Sciences de l’Homme, Paris). Il a enseigné et a conduit des recherches dans plusieurs universités de la région (Alger, Annaba, Fès, Rabat, Sfax, Tunis) et a été expert dans plusieurs projets académiques et industriels dans ces trois pays.

Nadji Safir, sociologue et consultant international spécialiste du Maghreb. Il a occupé en Algérie, de 1968 à 1994, des fonctions de chercheur et d’enseignant dans diverses institutions, notamment à l’Institut de Sociologie de l’Université d’Alger, ainsi que celles de Chef de Département, successivement, à la Présidence de la République puis à l’Institut National des Etudes de Stratégie Globale. De 1994 à 2007, il a été consultant pour diverses organisations internationales, avant de rejoindre la Banque Africaine de Développement, comme socio-économiste et où il achèvera sa carrière comme Représentant-Résident de la Banque à Madagascar. Auteur de nombreuses publications en Algérie et à l’étranger, il est actuellement consultant international.

Intervenants : 

Lamia Azouaou, docteure en économie, spécialiste des questions de compétitivité et de mise à niveau des entreprises dans les pays en transition. Elle a enseigné à l’Ecole Supérieure de Commerce d’Alger (Algérie) et exerce aujourd’hui en tant qu’analyste et consultante.

Abdeljelil Bouzidi, docteur en économie et analyste financier, il enseigne l’économie industrielle à l’Université de Paris 3 Sorbonne-Nouvelle et anime régulièrement des cours et des conférences (CNAM, Sciences Po, etc.). Il a par ailleurs encadré et réalisé des missions de conseil en finance de marché et stratégie pendant plusieurs années en Europe de l’Ouest et en Afrique du Nord, avant de créer une société de conseil en stratégie et finance, qu’il continue à diriger.

Mihoub Mezouaghi, Directeur exécutif adjoint, Recherche et connaissance, et Economiste à l’Agence Française du Développement (AFD). Titulaire d’un doctorat en sciences économiques, il continue de mener des réflexions sur les modèles de croissance des économies de la Méditerranée. Avant de rejoindre le groupe AFD en 2006, il a mené des activités de recherche en économie de développement à l’Université Montesquieu-Bordeaux IV, puis à l’Institut de Recherche sur le Maghreb Contemporain à Tunis (centre français de recherche à l’étranger du ministère des Affaires Etrangères, associé au CNRS). Il a également exercé des activités d’enseignement dans des universités françaises et étrangères et a conduit des études d’expertise pour des institutions internationales (Banque mondiale, OCDE, Commission européenne).

Jean-Yves Moisseron (sous réserve), Socio-économiste, chargé de Recherche à l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), professeur associé de plusieurs universités en Egypte et enseignant à l’IEDES (Université Paris 1) ainsi qu’à l’EHESS. Ses domaines de recherche portent principalement sur les institutions européennes et du monde arabe (Tunisie, Egypte, Maroc, Liban), la gestion de projets internationaux et la gestion d’équipes ainsi que l’administration en environnement inter-culturel (monde arabe). Il est plus particulièrement spécialiste de finances publiques, fiscalité et développement, système fiscal des pays arabes ainsi que de l’Islam et des acteurs religieux du monde arabe, notamment les confréries soufies. Il possède par ailleurs, une longue expérience en Tunisie comme directeur d’un programme de recherche sur l’intégration économique et en Egypte comme Directeur de l’IRD-Egypte, ainsi que d’une dizaine de missions d’expertise en région MEDA, notamment sur l’impact (y compris fiscaux), des accords d’association Euromed.

Thierry Pairault, socio-économiste et sinologue, directeur de recherche émérite au CNRS. Il est membre du Centre d’études sur la Chine moderne et contemporaine de l’EHESS où il anime le séminaire Économie et société de la Chine ainsi qu’un séminaire sur les Présences chinoises en Afrique (en collaboration avec Xavier Aurégan et Jean-Jacques Gabas) et un séminaire sur les Présences chinoises en Méditerranée (en collaboration avec Fatiha Talahite).

Présentation : 

Ce séminaire, animé par des universitaires aux compétences complémentaires, vise à présenter les performances et les stratégies économiques de trois pays du Maghreb (Maroc, Algérie et Tunisie) suite aux crises qui les ont récemment affectés. Il sera aussi l’occasion d’apprécier, dans le cadre de l’ouverture, les potentiels de croissance et les risques de la région.

Ces trois pays ont des modèles économiques spécifiques ; ils font face à des contraintes socio-économiques et politiques de différentes natures et affrontent la mondialisation en choisissant des stratégies particulières pour s’y insérer. Ils le font dans un environnement particulier marqué par l’impact et les soubresauts des révolutions arabes, par la recherche et le développement de relations privilégiées et « verticales » avec l’Union européenne et les économies de marché développées (accords commerciaux). Ils cherchent en particulier à favoriser et attirer l’investissement direct étranger en vue de créer des effets de réseaux, de monter en gamme, de faciliter l’insertion dans l’économie mondiale tout en accroissant la qualité de leur offre.

 

Déroulement :

- Séance 1 : Introduction

séance introductive visant à présenter la problématique du séminaire, notamment dans sa triple dimension : économique, politique et géopolitique. Le Maghreb sera entendu au sens des cinq pays membres de l’Union du Maghreb Arabe (UMA) : Mauritanie, Maroc, Algérie, Tunisie et Libye.

- Séance 2 : Education, science et technologie

Souvent négligées, en dehors d’objectifs quantitatifs globaux, dans les politiques jusqu’ici suivies, ces questions représentent pourtant un domaine majeur dans le contexte d’une économie mondiale au sein de laquelle les enjeux liés à la connaissance jouent un rôle essentiel.

- Séance 3 : L’intégration économique en panne

Le Maghreb est certainement l’une des régions les moins intégrées au monde puisque les échanges intra-maghrébins représentent de l’ordre de 2 à 3% des échanges des pays de la région et cette situation singulière doit être analysée.

- Séance 4 : Les modèles économiques en présence

Quoique sensiblement différents, les modèles économiques mis en œuvre dans la région depuis les années 1960 peuvent tous être caractérisés par leur échec eu égard, à la fois, aux attentes des populations et aux principaux impératifs et évolutions de l’économie mondiale.

- Séance 5 : La Mise à niveau des entreprises

- Séance 6 : Banques et finances au Maghreb

Le secteur bancaire et financier des pays du Maghreb connaît une phase de modernisation et de transformation importante depuis quelques années, avec une diversification des services financiers à l’attention de la clientèle et une ouverture très marquée pour certains pays vers le reste du continent africain.

- Séance 7 : La présence économique de la Chine au Maghreb

Les relations économiques entre l’Algérie et la Chine vues comme paradigme des relations de la Chine avec l’Afrique (échanges économiques, investissement, prestations de services, industrialisation, secteur automobile…).

- Séance 8 : Les investissements directs étrangers (IDE)

On s’intéresse ici à l’attractivité comparée des pays de la région à l’investissement direct étranger qui joue un rôle important dans la coopération industrielle, le transfert de technologie, la spécialisation des pays hôtes. On illustrera le propos en présentant le stratégies de grands groupes européens de l’automobile dans la région.

- Séance 9 : Les relations Maghreb-Europe

Voisin direct de l’Union Européenne, avec laquelle il entretient des relations aussi anciennes que diverses et denses, le Maghreb ne peut envisager de perspectives sans une définition de ses relations avec elle en termes d’établissement de nouvelles dynamiques et de synergies.

- Séance 10 : Conclusion

Cette séance, au vu des divers problèmes examinés au cours des séances précédentes et des évolutions en cours tant dans la région que dans le monde, évaluera les perspectives qui s’offrent à la région.

 

Informations pratiques

Les formations de l’iReMMO

Ouvertes à tous et ne nécessitant pas de connaissances préalables, ces formations s’adressent à celles et ceux qui souhaitent approfondir leur connaissance de la région et donnent lieu, en fin de cycle, à la remise d’une attestation de formation professionnelle, sous la forme d’un certificat de spécialisation.

Reposant sur l’échange entre formateurs et participants, les formations de l’iReMMO réunissent des effectifs limités et se composent d’exposés associés à des temps de discussions collectives permettant l’approfondissement des thématiques abordées. Elles se déroulent généralement au siège de l’iReMMO, au 5/7, rue Basse des Carmes, dans le 5ème arrondissement de Paris (Métro Maubert-Mutualité).

Modalités d’inscription

Les inscriptions seront ouvertes à partir du 20 août 2016.

 

Pour plus d’informations, écrire à formation-continue@iremmo.org

 

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