Dominique Avon

Directeur d’Etudes à l’EPHE, directeur de l’Institut d’études de l’Islam et des sociétés du monde musulman (IISMM) et membre du Groupe de sociologie des religions et de la laïcité du CNRS, professeur d’Histoire à l’Université du Maine (Le Mans). Il a enseigné en Égypte (1992-1994) et au Liban (2004-2005). Il a été professeur invité aux États-Unis (2014), en Belgique (hiver 2015-2016) et en Italie (avril-mai 2020). Ses travaux portent sur le fait religieux contemporain, les intellectuels et l’histoire des idées, et il est l’auteur de nombreux ouvrages dont notamment Le Hezbollah. De la doctrine à l’action, une histoire du « parti de Dieu » (avec Anaïs-Trissa Khatchadourian, Seuil, 2010), Faire autorité, Les religions dans le temps long et face à la modernité (dir., Presses universitaires de Rennes, 2014), La liberté de conscience. Histoire d’une notion et d’un droit (Presses Universitaires de Rennes, 2020).

ÉDITO

ÉDITO

Le sort des migrants et réfugiés pris au piège en Libye. L’UE doit réagir au «naufrage de civilisation»

A la fin de l’année 2017, des images insoutenables d’hommes vendus comme de simples marchandises en Libye faisaient le tour du monde. L’heure était à l’indignation et aux promesses que des mesures seraient prises pour protéger ces réfugiés et ces migrants d’un système criminel organisé d’abus et d’exploitation. Images furtives, l’heure s’est écoulée, laissant la place à une nouvelle indignation, faisant oublier les promesses pourtant faites.

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Les Israéliens vont-ils réélire un « voyou » ?

« Pour que le sionisme réussisse, confiait Benito Mussolini en 1935, il vous faut un État juif, avec un drapeau juif et une langue juive. La personne qui comprend vraiment cela, c’est votre fasciste, Jabotinsky ». Scissionniste, ce dernier avait créé dix ans plus tôt le « sionisme révisionniste », opposé à David Ben Gourion : il voulait s’emparer par la force de toute la Palestine pour créer un État juif des deux côtés du Jourdain. Ce programme ne semblait pourtant pas assez radical à une petite aile du mouvement, qui prit le nom de « birionim » : « voyous », en hébreu. Ceux-ci saluèrent même l’arrivée au pouvoir d’Adolf Hitler. L’un de ces birionim s’appelait Benzion Netanyahou, le père de Benyamin.

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Lettre d’information