Sociétés arabes en mouvement : trois décennies de changements

Novembre 2012- N° 5
Auteure : Sylvia Chiffoleau
Les révolutions arabes ont propulsé sur le devant de la scène des sociétés effervescentes, inventives et plurielles. Cette irruption est venue contredire les images convenues, largement véhiculées par les médias, de sociétés monolithiques, « bloquées » par le poids des normes religieuses et de l’autoritarisme politique. Or, depuis trois décennies, les sociétés arabes sont au contraire travaillées par des changements profonds.

 

Pour le futur de la Méditerranée, l’agriculture

Octobre 2012- N° 4
Auteur : Sébastien Abis
Les révoltes qui secouent les pays arabes méditerranéens ne sont pas des émeutes de la faim. Néanmoins, les insécurités alimentaires et la fragilité des zones rurales constituent de puissants catalyseurs dans l’expression des revendications politiques en faveur d’une plus grande justice sociale et territoriale.

Une société en quête d’avenir : Égypte, an 2 de la révolution

Octobre 2012- N° 3
Auteur : Marc Lavergne
Le 25 janvier 2011, une partie de la jeunesse égyptienne se mobilise pour abattre le régime politique en place depuis plus d’un demi-siècle, à l’exemple de la révolution tunisienne démarrée un mois plus tôt. Au Caire comme à Tunis, ce soulèvement qui entraîne derrière lui de larges couches de la population urbaine est vite qualifié de révolution. Qu’en est-il réellement, que recouvre ce terme dont la sémantique varie selon les groupes qui s’en réclament ou qui s’y rallient de manière parfois opportuniste ?

L’émergence d’une nouvelle scène politique : Égypte, an 2 de la révolution

Octobre 2012- N° 2
Auteur : Marc Lavergne
Le cours des « révolutions arabes », après les premières heures glorieuses de la chute des dictateurs, au printemps 2011, déroute l’opinion occidentale. En égypte comme en Tunisie, la mouvance qui se réclame de l’islam politique, toutes tendances confondues, s’est vu confier les rênes du pouvoir.

La Syrie, un nouvel échec pour l’ONU ?

Ban Ki-moon était, la semaine dernière, le premier secrétaire général de l’ONU à se rendre à Srebrenica où en 1995 les troupes serbes de Bosnie ont massacré près de 8 000 hommes alors que le Conseil de sécurité en avait fait une zone de sécurité sous la protection de Casques bleus. Massacre qualifié de génocide par la justice pénale internationale… Cette visite a son importance, pour la mémoire des Bosniaques assassinés et leurs familles mais aussi pour les Nations unies qui viennent officiellement, par la voix de leur plus haut responsable, de reconnaître leur faute. Comme l’a dit Ban Ki-moon devant le parlement bosniaque : «Les Nations unies n’ont pas été à la hauteur de leurs responsabilités… La communauté internationale a échoué à empêcher le génocide de Srebrenica… qui résonne comme l’un des chapitres les plus noirs de l’histoire moderne.»

La France et l’opposition syrienne

Étrange et macabre arithmétique : les 108 morts de Houla semblent sortir la communauté internationale de sa torpeur alors qu’ils s’ajoutent à une série déjà tragique de milliers de personnes assassinées par le régime syrien, plus de 13 000 depuis le début de la révolte. On peut penser qu’il s’agit d’un tournant, peut-être décisif, dans cette guerre contre les civils, avant qu’elle ne bascule dans une guerre civile.

Pour une IIIe république libanaise. Étude critique pour une sortie de Taëf

Février 2012- N° 1
Auteur : Mounir Corm
« Le pacte de vie commune », « la patrie arabe » « le président maronite et le Premier ministre sunnite »… autant de morceaux choisis d’imprécisions et de vagues réminiscences d’un texte aussi peu lu qu’il est respecté par les gouvernants : la Constitution libanaise.

Palestine à l’UNESCO : le sens d’un choix

La Palestine vient d'être admise comme membre à part entière à l'UNESCO. C'est une victoire diplomatique importante pour l'Autorité palestinienne, sur les plans symbolique, politique et pratique. Symbolique, parce que, pour la première fois, les Palestiniens seront considérés dans une organisation internationale à l'égal de toutes les autres nations, comme s'ils avaient enfin leur État ; politique, parce qu'il s'agit d'une première étape qui en annonce d'autres sur le chemin de la reconnaissance internationale ; pratique, parce que ce nouveau statut au sein de l'UNESCO doit leur permettre de bénéficier des programmes et du soutien de cette organisation pour la préservation de leur riche patrimoine culturel.