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La Jordanie, un pays d’exception ?

Confluences Méditerranée, numéro 110, parution en juin 2019.

Revue de l’Institut de recherche et d’études Méditerranée Moyen-Orient (iReMMO), Confluences Méditerranée consacre son numéro de juin 2019 à la Jordanie. Ce pays est moins présent dans la bibliographie française que ses voisins de la région, même s’il faut signaler des publications relativement récentes de très belle facture. Ce fut en particulier le cas de l’Atlas de Jordanie publié en 2013 par l’IFPO.

Cependant, dans l’ensemble, le caractère assez exceptionnel de ce pays ne fait sans doute pas l’objet de toute l’attention qu’il mériterait. Cette exception tient surtout dans sa stabilité depuis son indépendance en 1946, alors qu’il se trouve dans un voisinage éruptif et que le vent de révolte a soufflé dans la région depuis 2011, y compris dans le royaume. S’ajoute à cela la faiblesse de ses ressources naturelles qui fait de la Jordanie un des pays les plus arides au monde. Liée en partie à cela, la très forte concentration de la population ne peut échapper au géographe. Par-delà les contraintes qui découlent du manque d’eau et de terres cultivables, notamment en termes d’indépendance alimentaire, la quasi absence de ressources en hydrocarbures obère également l’économie du pays. Cette économie, surtout basée sur les services, peut cependant compter sur des ressources là aussi marquées d’une relative originalité : sa rente de situation géopolitique, liée à l’accord de paix de 1994 avec Israël et à sa relation avec le Conseil de coopération des États arabes du Golfe, qui lui vaut une aide internationale importante ; le secteur du tourisme lié à la mer Morte et à son histoire politique et religieuse ; le recours à l’émigration vers le Golfe qui assure des remises importantes.

Sans être une singularité, la Jordanie se distingue aussi par une forte tradition de l’immigration politique qui n’est pas sans incidence sur le pays. C’est de nos jours l’arrivée de réfugiés irakiens puis syriens qui a marqué le pays, comme ce fut le cas avec l’arrivée des Palestiniens après 1948.
Cette évocation des quelques originalités du pays (stabilité relative, pauvreté des ressources, rente économique, pays-refuge, etc.) seront au cœur du numéro sans pour autant qu’il s’y réduise.

Étant donné que c’est le premier numéro que la revue Confluences Méditerranée consacre à ce pays, le numéro prend en fait le parti d’une approche large en termes de thématiques. Elles seront politiques (quelle organisation du pouvoir ? Quels moteurs de la stabilité ? où en sont les oppositions ? Où en est le champ partisan ? Comment s’opère le désamorçage du vent de révolte depuis 2011 ? Quel lien entre politique et corruption ? Quelle liberté pour les médias ?), géopolitiques et diplomatiques (articulation de la Jordanie au conflit israélo-palestinien, relations avec les pays du Golfe et avec les Etats-Unis, quel sort pour les réfugiés syrien ?), économiques (l’état de la rente, retour sur les fragilités et les forces), environnementales et territoriales (où en sont les aménagements hydrauliques ? quelle politique d’aménagement du territoire ?), et sociologiques (où en est la société civile ?).

Les auteurs désireux de contribuer à ce numéro doivent se manifester d’ici le 5 février en adressant un titre (provisoire) et quelques lignes de présentation de l’article. Un retour aux auteurs sera fait avant le 15 février.

Les articles seront à remettre le 20 avril à Pierre Blanc : p.blanc[at]sciencespobordeaux.fr

Les articles peuvent être écrits en anglais. Les normes d’écritures sont consultables ici.

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