Les cahiers de CM

Le 5+5 face aux défis du réveil arabe

Ouvrage collectif sous la direction de Jean-François Coustillière.
L’initiative 5+5 lancée en 1990 (Algérie, Espagne, France, Italie, Libye, Malte, Maroc, Mauritanie, Portugal, Tunisie) et largement développée depuis, est particulièrement méconnue. C’est sans doute dû à une certaine discrétion du processus, attitude adoptée dès sa création qui a conduit à un déficit de médiatisation ou de promotion politique. Mais cette discrétion n’est probablement pas étrangère à son succès. De fait, les dix membres du 5+5 se sont appropriés l’initiative et manifestent clairement, notamment au Sud, leur attachement à cette démarche jugée pertinente et équilibrée et cela en dépit des aléas auxquels s’est heurté et continue de se heurter le processus.

Intellectuels et Musulmans : regards sur l’identité nationale

Sous la direction de Robert Bistolfi.
Tel qu’il a été ouvert, le débat sur l’identité nationale a dérivé vers une interrogation sur la présence musulmane et sur la compatibilité de l’Islam avec les valeurs républicaines. En disant comment ils conçoivent l’avenir et l’évolution de l’islam en situation de minorité, les intervenants aident à “casser” l’image d’un islam monolithique et porteur d’affrontements. Une grande diversité caractérise la “mouvance musulmane” et elle est à l’image du reste de la société : diversité des analyses et des choix individuels.

Chrétiens d’Orient

Sous la direction de Pierre Blanc.
Les chrétiens ont toujours été partie prenante des sociétés proche-orientales. Ils ont été souvent – et le sont encore aujourd’hui – engagés dans la vie économique, intellectuelle et politique. Il n’est qu’à considérer leur rôle dans la renaissance arabe (Nahda) ou bien plus récemment, dans les causes politiques qui ont traversé la région (le nationalisme arabe, la libération des territoires palestiniens, etc), sans compter qu’ils ont été des ferments de laïcité dans certains pays. Ainsi leur présence, aux côtés de leurs compatriotes musulmans, peut être encore un ferment de démocratie et de séparation des ordres spirituel et politique.

Le dialogue interculturel : une action vitale

L’Harmattan – 2008
Préface de Paul Balta.
Alors que 2008 est l’« Année européenne du dialogue interculturel”, l’ouvrage dirigé par Jacqueline Valantin et Marie-Geneviève Euzen-Dague, est le bienvenu à plus d’un titre. Anciennes enseignantes à l’Éducation nationale, elles avaient pris le temps de la réflexion et de la recherche avant de passer à l’action comme conseillères municipales chargées de la culture et de la coopération dans des villages voisins de Lyon, dans le Rhône. Elles donnent donc, avec les co-auteurs, un éclairage original et indispensable à ce qu’un tel dialogue peut apporter à tous ceux qui s’intéressent aux échanges et à la coopération : personnels de l’Éducation nationale, d’entreprises, d’association, élus, ainsi qu’à leurs familles et à leurs proches.

Guerre du Liban, un Israélien accuse

L’Harmattan – 2007
La guerre lancée par l’État d’Israël contre le Liban après la capture de deux soldats israéliens par le Hezbollah a crevé les écrans du monde entier en juillet-août 2006. Dans quelles conditions le pouvoir israélien a-t-il mené cette guerre dévastatrice ? Pourquoi et comment la grande majorité des Israéliens ont-ils apporté leur soutien à cette entreprise destructrice ? Pendant 33 jours de guerre, Uri Avnery, chroniqueur, combattant infatigable de la paix, a écrit deux articles par semaine, qui nous aident à mieux percevoir la réalité du pouvoir israélien et de la société israélienne.

La sous-représentation des français d’origine étrangère

L’Harmattan – 2005
Pourquoi les institutions françaises ne sont-elles pas à l’image de la diversité de la société ? Comment des pans entiers de la population française sont-ils exclus du processus public de décision ou y sont si peu représentés ? Comment une société peut-elle se permettre une telle anomalie sans se mettre sérieusement en danger ? Les partis politiques, les grandes organisations collectives et les institutions publiques doivent concevoir de nouvelles formes d’expression démocratique.