Les replis identitaires

N° 06 Printemps 1993
Dossier dirigé par Abderrahim Lamchichi
L’aggravation de la crise économique, politique et culturelle actuelle, le brouillage des repères idéologiques et sociaux et les incertitudes qui pèsent sur l’ordre international après l’effondrement de l’Empire soviétique… ont ouvert une ère de turbulences qui n’épargnent guère la Méditerranée : montée des nationalismes, regain des particularismes, effervescence des fondamentalismes religieux, exacerbation des racismes, exaltation du mythe de l’identité ethnique, etc.

Les flux migratoires

N° 05 Hiver 1993
Dossier dirigé par Jean-Paul Chagnollaud
Pour le numéro cinq de Confluences-Méditerranée — qui ouvre, avec l’hiver 1993, sa deuxième année d’existence — nous avons choisi d’aborder une question qui, par l’importance de ses enjeux comme par la diversité de ses dimensions, se trouve aujourd’hui au coeur du débat politique en Europe, sans doute pour longtemps encore : les migrations méditerranéennes

Face à l’Etat, la permanence des minorités

N° 04 Automne 1992
Dossier dirigé par Alain Gresh
"Le terme de minorité - accompagné d’une épithète précisant son identité par rapport à l’environnement, minorité linguistique, religieuse - désigne des groupes humains qui se trouvent "marginalisés", en position d’infériorité numérique - sauf exception - et en même temps politique, sociale ou économique, voire culturelle. Le fait d’être en minorité implique en même temps celui d’être juridiquement ou sociologiquement mineur". Cette définition, en apparence simple, cache évidemment des réalités complexes, mouvantes, sources d’affrontements et parfois de guerres sanglantes. Les tentatives de codification en droit international de cette notion sont anciennes et se sont toujours heurtées à d’insurmontables obstacles, même si un pas nouveau devrait être franchi par les Nations Unies à l’automne 1992.

Maghreb :la démocratie entre parenthèses ?

N° 03 Printemps 1992
Dossier dirigé par Jean-Paul Chagnollaud
L’Algérie et la Tunisie sont, depuis quelque temps, engagées dans un processus de démocratisation. Dans une certaine mesure, les situations et les forces en présence sont comparables : à la volonté d’instaurer un système démocratique s’opposent, à la fois, la crainte des gouvernements en place de perdre le contrôle de ce qu’ils ont enclenché et la peur, partagée par beaucoup, des conséquences d’une prise du pouvoir par les forces non-démocratiques des mouvements islamistes.

La sécurité en Méditerranée

N° 02 Hiver 1992
Dossier dirigé par le comité de rédaction
Rien ne pourrait mieux contenir toutes les dimensions de cet homme que le qualificatif intelligent. Mais pour lui qui méprisait tant la banalité et toujours cherché à l’éviter, je regrette un peu la banalité du terme. Intelligent, il l’était immensément, drôlement, étonnamment.... "Etre intelligent. dit Léautaud , c’est comprendre. c’est entendre. Ce n’est pas seulement comprendre les idées. les choses. les faits qui rentrent dans voue tempérament. dans vos habitudes d’esprit ... C’est comprendre également les idées, les choses. les faits qui vous sont différents, contraires. et les plus divers... Être intelligent, c’est, après connaitre exactement sa propre façon de sentir et de penser. pouvoir encore se prêter à toutes les autres.

Les confluences des années 1990

N° 01 Automne 1991
Dossier dirigé par Jean-Paul Chagnollaud
Avec Confluences, nous proposons au lecteur une revue politique de réflexion et de dialogue. Je sais, par expérience, ce que ce genre de projet peut susciter, chez les amis, de scepticisme bienveillant : n’y a-t-il pas déjà assez de littérature politique ? Certes, mais les évènements qui, depuis quelques mois, nous agitent, sont venus interrompre un rêve où quelques uns d’entre nous se sont un temps complus, celui de l’effondrement de l’ambition des idéologies et de la fin de la guerre froide. Or la crise du Golfe, le démembrement de l’URSS, la guerre en Yougoslavie et les réactions que ces évènements provoquent montrent bien que la confrontation Est-Ouest n’a fait que se déplacer en changeant d’acteurs et de scène et l’évaluation de cette crise mondiale par le personnel politique et les médias, en Occident comme dans le reste du monde, se révèle on ne peut plus idéologique.