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Quel avenir pour le Moyen-Orient ? États-nations, communautés, minorités

28 mars 2018 – 9h30-19h
Collège des Bernardins

       

 

PROGRAMME DU COLLOQUE

9h30 – 9h45 – Introduction
PANORAMA GÉNÉRAL DE LA RÉGION. Y-A-T IL UNE FAILLITE DE L’ÉTAT-NATION ?
Jacques Huntzinger, co-responsable du séminaire Liberté de religion et de conviction en Méditerranée : les nouveaux défis du Collège des Bernardins.

9h45 – 12h30  
HISTORIQUE ET COMPARATIF
États et communautés dans l’empire Ottoman et sous les mandats. Du pluralisme ottoman aux mandats
Président de séance :
Pierre-Jean Luizard, directeur de recherche au CNRS, responsable du programme du GSRL  Islam, Politiques, Sociétés.

Une matinée pour mieux comprendre l’histoire du pluralisme ethnique et religieux ottoman et celle des États arabes fondés en 1920 qui n’ont pas réussi, en raison d’un contexte géopolitique complexe, à devenir des Etats-nation dans lesquels une citoyenneté intégrait les diverses appartenances religieuses et ethniques.

Le pluralisme ottoman en matière religieuse a toujours été limité aux Gens du Livre – juifs et chrétiens – auxquels étaient appliqués le statut de dhimmi  légitimé par la sharî’a. En revanche, les autres branches de l’islam (comme le chiisme duodécimain, le zaydisme, l’ismaélisme ou l’ibadisme) ne jouissaient d’aucune forme de reconnaissance et étaient assimilées au sunnisme dont la Porte se voulait le porte-drapeau. En Perse chiite, le sunnisme n’avait pas davantage statut officiel. Quant aux sectes issues de l’islam (druzes, alaouites, alévis, yézidis, bahaïs, ahmadiyya…), non seulement elles ne furent jamais reconnues (à l’exception des druzes du Liban), mais elles ne pouvaient se prévaloir de la tolérance relative dont jouissaient par exemple les chiites duodécimains et furent souvent l’objet de persécutions, voire de tentatives de les éradiquer. Les mandats britanniques et français, dans le cadre des nouveaux Etats arabes fondés en 1920,  ont tenté de clientéliser certaines sectes (druzes, alaouites), mais aussi les chiites du Liban, tout en instituant des systèmes politiques qui, à bien des égards, continuaient à représenter la conception ottomane en matière de liberté religieuse. 

9h45  – 10h45  –  Conférences
L’empire Ottoman
François Georgeon, directeur de recherche émérite au CNRS et chercheur au CETOBaC (Centre d’Études Turques, Ottomanes, Balkaniques et Centrasiatiques).
Les relations sunnites / chiites
Pierre-Jean Luizard, directeur de recherche au CNRS, responsable du programme du GSRL  Islam, Politiques, Sociétés.

11h  –  12h30  –  Conférences
Les chrétiens du Moyen-Orient
Monseigneur Pascal Gollnisch, directeur de L’Œuvre d’Orient.
Les Alevis et les Yézidis
Shivan Darwish, chercheur, spécialiste de la minorité musulmane des yézidis.
Les Alaouites
Bruno Paoli, directeur du département scientifique des Études arabes, médiévales et modernes à l’Institut français du Proche-Orient..
Les Druzes
Said Chaaya, docteur en histoire contemporaine au CNRS-GSRL, spécialiste de l’histoire intellectuelle et politique du XIXe siècle au Proche-Orient.

14h – 14h30 – performance artistique
JE PASSE 3

Mise en scène : Judith Depaule. Vidéo : Samer Salameh.
Avec : Gregor Daronian Kirchner, Pablo Jupin, Marie Levy, Geoffrey Mandon, Aude Schmitter.

En écho à la conférence qui suit, Judith Depaule met en scène les récits de vie de 5 artistes en exil venus de Syrie, d’Irak, du Kurdistan, du Liban et d’Iran.

Production : Mabel Octobre, atelier des artistes en exil.

Avec le soutien du Fonds d’insertion pour Jeunes Artistes dramatiques, de la DRAC et de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

14h30  – 19h
POLITIQUE ET GÉOPOLITIQUE. LES RELATIONS ACTUELLES
États et communautés au Moyen-Orient aujourd’hui
Président de séance :
Jacques Huntzinger, co-responsable du séminaire Liberté de religion et de conviction en Méditerranée : les nouveaux défis du Collège des Bernardins.

Aujourd’hui, il est essentiel de revenir aux paramètres politiques de la crise des États du Moyen-Orient, sources premières de l’expansion de Daech dans les territoires irakien et syrien.

Les nouveaux Etats arabes  de la région fondés à partir de 1920, marqués par un pluralisme ethnique et  religieux, n’ont pas réussi à devenir des Etats-nations intégrant ce pluralisme, soit par choix d’un communautarisme « intégral », soit par la gestion du pays par une minorité au détriment des autres minorités et communautés.

Aujourd’hui, est-il possible d’établir dans les décombres des États actuels de véritables États-nations intégrant les diverses appartenances religieuses et ethniques ? Y-a-t-il d’autres pistes à explorer ? Les réponses dépendent-elles de la volonté politique des acteurs du terrain, et notamment des peuples, des communautés ethniques et des minorités religieuses ?

14h30 – 16h45  –  Conférences
L’Irak 
Pierre-Jean Luizard, directeur de recherche au CNRS, responsable du programme du GSRL  Islam, Politiques, Sociétés
La Syrie 
Bassma Kodmani, directrice de l’Arab Reform Initiative.
Les Kurdes
Hamit Bozarslan, directeur d’Études à l’EHESS et au CETOBaC (Centre d’études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques).
Adel Bakawan, sociologue, directeur général du Kurdistan Centre for Sociology (KCS), Soran University,  en Irak.
Le Liban
Said Chaaya, docteur en histoire contemporaine au CNRS-GSRL, spécialiste de l’histoire intellectuelle et politique du XIXe siècle au Proche-Orient.
L’Iran
Yann Richard, professeur émérite d’études iraniennes à l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3.

17h15 – 19h  –  Table ronde
LE MOYEN-ORIENT, QUEL AVENIR ? 
Quelle traduction institutionnelle et politique du pluralisme dans les États issus de l’empire Ottoman ? Religion, Etat, frontières, Nation, communautarisme, fédéralisme, démocratie.

Avec :
Hamit Bozarslan, directeur d’Études à l’EHESS, au CETOBaC (Centre d’études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques).
Bassma Kodmani, directrice de l’Arab Reform Initiative.
Pierre-Jean Luizard, directeur de recherche au CNRS, responsable du programme du GSRL  Islam, Politiques, Sociétés.
Jacques Huntzinger, co-responsable du séminaire Liberté de religion et de conviction en Méditerranée : les nouveaux défis du Collège des Bernardins.
Animée par Jean-Paul Chagnollaud, président de l’iReMMO.

20h – 22h – Concert
Ali Asaad, compositeur, chanteur et guitariste syrien.

En clôture du colloque, le Collège des Bernardins accueille le jeune compositeur Ali Asaad qui se produira pour la première fois sur une scène française. Son nouveau projet « Syrian Tintinnabuli », est constitué de recompositions de musiques traditionnelles syriennes qu’il arrange avec des instruments occidentaux (Violon, guitare, contrebasse, et percussion).

 

Inscription en ligne
Participation de 20€*
*12€ tarif réduit pour les moins de 26 ans, les étudiants, les demandeurs d’emploi
et les bénéficiaires des minimas sociaux sur présentation d’un justificatif.

Tarif du concert
10€ pour les participants au colloque.

En partenariat avec

College-des-Bernardins_visuel

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