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Golfe : le retour des rois du pétrole

Au cœur de l’été, le président américain a effectué une tournée au Moyen-Orient et s’est rendu notamment en Arabie saoudite où il a rencontré Mohammed Ben Salmane, prince héritier du royaume, considéré par Washington comme le commanditaire du meurtre du journaliste Jamal Khashoggi. Des retrouvailles plutôt froides, mais des retrouvailles quand même avec un dirigeant que Joe Biden avait promis de traiter en paria suite à l’assassinat du dissident en 2018. Il faut dire que le monde a changé depuis et que la crise énergétique actuelle a poussé l’administration américaine à revoir sa position vis-à-vis d’un partenaire inévitable pour y faire face.

Le Moyen-Orient serait-il en train de redevenir incontournable pour traiter les affaires du monde ? Les pays du Golfe sont-ils disposés à répondre aux attentes des occidentaux ? Rien n’est moins sûr lorsqu’on apprend que, cette semaine, les pays de l’OPEP+ ont décidé de baisser les volumes de production contrairement à ce qu’espéraient américains et européens..

Pour répondre à ces questions, Florian Delorme reçoit Agnès Levallois, vice-présidente de l’iReMMO et maîtresse de conférence à la Fondation pour la recherche stratégique et Francis Perrin, directeur de recherche à l’IRIS et chercheur associé au Policy Center for the New South à Rabat.

L’analyse des deux invités permet de comprendre comment les pays du Golfe peuvent profiter de ce nouveau rapport de force issu de la guerre en Ukraine pour imposer leurs vues et revenir sur le devant de la scène internationale.

Aujourd'hui, l'Arabie Saoudite adopte ces stratégies pour montrer qu'elle mène ses propres intérêts et qu'elle arrête d'accepter les conditions posées par les pays occidentaux. Il y a vraiment une autonomisation des pays du Golfe.

ÉDITO

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Le développement, réel défi pour la Tunisie contemporaine.

Barah Mikaïl, 29 avril 2011
La tempête qui souffle sur l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient connaît une issue pour le moins incertaine. Cependant, une idée convenue consiste le plus souvent à voir dans la Tunisie le cas d’un pays à même de consacrer l’idée d’une transition exemplaire vers la démocratie. Le tribalisme et le communautarisme y sont en effet quasi-inexistants ; la notion et le concept d’unité nationale n’y posent aucun problème, l’indépendance du pays ayant été obtenue en 1956 au nom d’une nation qui existait réellement ; la nécessité de se consacrer à une ère post-Ben Ali qui fasse entièrement fi du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) et de ses affidés est quant à elle une idée partagée par l’ensemble de la population ou presque. A priori, peu d’entraves devraient donc se hisser sur la route qui va mener les Tunisiens à l’élection d’une Assemblée constituante le 24 juillet prochain.

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Lettre d’information de l’iReMMO