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L’État de Palestine reconnu par trois pays européens: qu’est-ce que cela implique?

Reconnaître un État implique de renforcer ses relations bilatérales, par exemple d’établir une ambassade ou un consulat, ou encore d’accorder une immunité diplomatique à sa délégation. Au niveau politique, ces pays occidentaux disent enfin, en raison de tout ce qui a pu se passer dans la région, qu’il est nécessaire d’arriver à une solution politique pour mettre fin à cette guerre, en imaginant le jour d’après.

Il s’agit donc d’un outil diplomatique pour mettre en place la seule réponse possible au conflit, selon les trois pays : une solution à deux États. La reconnaissance d’un État palestinien est la pierre angulaire sur laquelle la paix doit être bâtie, comme l’a affirmé le Premier ministre irlandais ce mercredi. Aujourd’hui, nous disons que nous reconnaissons l’État d’Israël, nous reconnaissons son droit à exister en paix et en sécurité dans des frontières reconnues internationalement, et reconnaître l’État de Palestine envoie le message qu’il y a une alternative viable au nihilisme du Hamas. Il s’agit d’un pas en avant très important aujourd’hui pour l’Europe, puisque ces trois reconnaissances renforcent la visibilité du peuple palestinien au coeur de l’espace géopolitique occidental. Un espace qui leur est d’habitude plutôt hostile, car historiquement allié avec Israël. Elles envoient un autre message important : l’unanimisme du bloc occidental est fissuré.

La France a des positions claires, mais semblent toutefois dans la réserve quand il s’agit de reconnaître l’État palestinien, sans doute en raison de pressions de ses alliés américains ou par peur des réactions de certains partis politiques.

Jean-Paul Chagnollaud, présidentn de l’iReMMO.

ÉDITO

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

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Le choc des élections en Grèce

Christophe Chiclet, 17 août 2012
Suite à la grave crise financière, puis économique et sociale, la Grèce vient de plonger dans une crise politique majeure. Le bipartisme qui réglait la vie politique grecque depuis l’indépendance de 1832 (Populistes-libéraux ; Royalistes-Vénizélistes ; Monarcho facistes-communistes ; Conservateurs-socialistes) a volé en éclat lors des législatives anticipées des 6 mai et 17 juin 2012. Le paysage politique a été totalement chamboulé. Les socialistes du PASOK ont pris une déculotté historique alors qu’ils gouvernaient le pays quasiment sans interruption depuis 1981. Les partis traditionnels qui soutenaient les plans d’austérité imposés par la « Troïka » (UE, Banque mondiale, FMI) ont été lourdement sanctionnés. Le PASOK est arrivé en troisième position le 6 mai avec 13,18% des voix, perdant 30,7% par rapport aux législatives de 2009, perdant donc 109 députés, n’en gardant que 41, revenant au niveau électoral qu’il avait aux élections d’octobre 1974, trois mois après la chute de la dictature des colonels.

 

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Lettre d’information de l’iReMMO