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Proche-Orient: la marche en avant d’Israël peut-elle être entravée?

Parmi les grands enjeux de 2025, la situation au Proche-Orient occupera une place de premier plan. L’année s’est achevée sur la chute du régime syrien, symbole d’une influence iranienne en berne. À l’inverse, Israël, engagé sur de multiples fronts, semble engranger les gains géopolitiques. Israël parviendra-t-il à instaurer« un nouvel ordre régional » selon les souhaits du Premier ministre Benyamin Nétanyahou ? Quelles sont les menaces qui pèsent sur l’État ?

Benjamin Netanyahou privilégie une approche militaire et hégémonique pour Israël, sans vision politique de long terme. Les bombardements et déplacements forcés des populations palestiniennes dans la bande de Gaza s’inscrivent dans une logique de nettoyage ethnique, visant à empêcher la création d’un État palestinien. Ces actions, couplées à l’inaction des puissances internationales et à l’indifférence occidentale, aggravent un processus considéré comme irréversible, tout en alimentant de futures violences dans la région.

Netanyahou souhaite un ordre régional dominé par Israël, une « Pax israélienne », qui n’aboutira pas sans concessions politiques, notamment sur la question palestinienne. Cependant, l’absence de compromis et la poursuite d’une stratégie purement militaire risquent de prolonger le désordre et d’aggraver l’instabilité régionale, transformant les gains militaires en pertes politiques à long terme.

La communauté internationale, bien qu’appelant à des cessez-le-feu, contribue indirectement au conflit par son soutien militaire à Israël. L’absence de solutions politiques, combinée à une fuite en avant militaire, compromet l’avenir de Gaza et des territoires palestiniens. Le mandat d’arrêt international qui vise Netanyahou pour crimes de guerre met également en lumière les tensions croissantes entre les principes de justice internationale et les réalités géopolitiques.

Jean-Paul Chagnollaud, président de l’iReMMO.

ÉDITO

ÉDITO

Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Un Etat pour deux peuples ? une « stratégie » de renoncement

Jean-Paul Chagnollaud, 22 novembre 2010
Contribution du débat sur la Palestine dans la Croix du 19 novembre 2010 Encore quelques années et cela fera près d’un siècle que les Palestiniens sont en quête d’un Etat… Dans les années 1920, au début du mandat britannique, leur lutte se focalise sur une revendication forte et cohérente : un Etat sur toute la Palestine. Malgré la prégnance de l’arabisme alors dominant, cette lutte s’affirme de manière singulière d’autant plus qu’elle se nourrit de la confrontation avec le mouvement sioniste qui lui aussi veut un Etat sur cette terre. Mais cela ne dure pas. Au lendemain de la grande révolte de 1936, à la fois apogée et crépuscule de cette quête nationaliste, la question de Palestine devient une question arabe.

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Lettre d’information de l’iReMMO