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Le Hamas peut-il perdre son emprise sur Gaza?

L’offensive israélienne continue de s’étendre à Gaza, quinze jours après la fin de la trêve. Plus de 50.000 personnes ont été tuées en 18 mois de guerre, selon les autorités locales. Et les habitants commencent à exprimer leur rejet du Hamas au pouvoir dans l’enclave : ainsi plusieurs centaines de personnes ont récemment manifesté et affiché des slogans hostiles au mouvement islamiste. Une mobilisation qui fait écho à l’appel du porte-parole du Fatah à un départ du Hamas de Gaza.

On n’est plus aujourd’hui dans une guerre comme ça était dans les premières semaines mais dans autre chose où le Hamas est un élément parmi d’autres. Ce qui est fondamental sont les déclarations du ministre de la défense qu’il faut s’emparer de «larges zones» et de Netanyahou qui dit qu’il faut appliquer le plan de Trump. Il s’agit_t alors d’un nettoyage ethnique, de se débarrasser de la population de Gaza en la chassant. C’était le cas dans le Nord et au milieu de Gaza et dans des quartiers vastes à Rafah, et en Cisjordanie où 40 000 personnes étaient expulsés et déportés des camps de Jénine et de Nablus ce qui inquiète les autorités jordaniennes. Cela montre ce que veut le gouvernement israélien au point d’avoir mis mis en place une administration de l’immigration volontaire, un bel euphémisme pour faire en sorte que les Gazaouis partent. Où vont-ils aller ? On les regroupe manifestement dans certaines zones car d’autres seront complètement vidées de la population et de facto annexées par  les israéliens.
Aux États-Unis, il n’ y a pas de réactions car le gouvernement a annoncé l’idée qu’il y aurait une épuration ethnique, mais en Europe on est encore à des réflexions très vagues sans se rendre compte de ce processus.

Jean-Paul Chagnollaud, président de l’iReMMO.

ÉDITO

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Les défis à relever par Nabil Al-Arabi, nouveau secrétaire général de la Ligue arabe.

Paul Balta, 14 juin 2011
Le ministre égyptien des Affaires étrangères, au nom prédestiné, Nabil Al-Arabi (l’Arabe) a été élu Secrétaire general de la Ligue arabe, le 15 mai 2011. Il y avait déjà un candidat, le Qatari Abderrahmane Al-Attiya. Toutefois, en raison des réticences de plusieurs pays, Al-Arabi a été appelé à la rescousse. Cette solution a permis à ceux qui l’ont convaincu (les militaires, le gouvernement,) de faire d’une pierre deux coups : cette fois encore, le Secrétaire général de la Ligue est un Égyptien ! Intègre, il avait rompu avec le régime d’Hosni Moubarak en 2001. Très populaire, il a fait partie, fin de janvier 2011, du Comité de trente sages, choisis par les jeunes de la place Al-Tahrir pour dialoguer avec les autorités. Diplômé en droit international de l’Université de New York, Al-Arabi, 76 ans, a été présent dans toutes les grandes négociations internationales auxquelles son pays avait participé.Nommé ministre le 6 mars, il avait, en dix semaines, énergiquement secoué la diplomatie égyptienne déclinante et sous influence américaine.

 

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Lettre d’information de l’iReMMO