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Les Palestiniens ne maîtrisent pas l’eau de leur sous-sol

Comment Israël utilise l’eau pour son projet territorial?

Dès la conférence de paix à Paris, après la Première Guerre mondiale, la délégation sioniste amenée par Chaim Weizmann avait revendiqué un territoire pour le futur État juif qui épousait l’entièreté du bassin du Jourdain. Ceci en dit long de l’idée originelle d’une souveraineté politique indexée sur la ressource en eau. Certes, à la suite de cette conférence, Anglais et Français, auxquels des mandats furent octroyés dans la région, avaient contenu ce dessein territorial : la création du Liban au nord ôtait le Litani et le Hasbani du projet de Weizmann, la création de la Syrie au nord-est amputait les eaux du Golan et la création de la Transjordanie à l’est accordait à celle-ci les affluents orientaux du Jourdain. Dans ce qui restait de la revendication de Weizmann, autrement dit la Palestine, sous mandat britannique, les juifs devaient se partager l’eau avec les Palestiniens. Mais, dans les faits, le dessein de Weizmann s’est progressivement réalisé, et ce par la force. Après la guerre des Six- Jours, en 1967, les aquifères de Cisjordanie sont passés sous contrôle strict d’Israël, le Golan a été pris à la Syrie avant son annexion en 1981, tandis que les eaux du Liban du Sud ont été tenues à l’écart des projets hydrauliques libanais du fait de l’occupation par Israël de 1978 à 2000, puis de sa stratégie de dissuasion pour tout projet sur ces mêmes eaux : en 2002, alors que le Liban voulait exploiter ses eaux du Sud pour établir une agriculture en capacité de nourrir les populations et les y fixer, Ariel Sharon a menacé de réoccuper cet espace. Rien n’a été permis ensuite. Au Liban, comme dans tout son voisinage, Israël est ainsi consacré puissance hydro-hégémonique tant il a poussé au maximum son avantage hydrique.

ÉDITO

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Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

L’UMA : l’économie au secours du politique

Paul Balta, 12 septembre 2009
2009 marque le 20ème anniversaire de l’Union du Maghreb arabe (Libye, Tunisie, Algérie, Maroc, Mauritanie). Quel bilan et quelles perspectives peut-on dresser ? Invité par le roi Hassan II, j’avais assisté à la création de l’UMA, à Marrakech, le 17 février 1989. Elle avait suscité alors de grands espoirs au Sud comme au Nord. Hélas, depuis le dernier sommet des chefs d’État à Tunis, en 1994, l’UMA paralysée, est dans l’incapacité chronique de convoquer un nouveau sommet depuis le report sine die de celui, prévu à Alger, en juin 2002 puis en décembre 2003, le Maroc ayant décliné l’invitation.

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Lettre d’information de l’iReMMO