Le 8 février 2026, Israël a annoncé de nouvelles mesures administratives renforçant son contrôle sur la Cisjordanie occupée. Elles permettent désormais aux autorités israéliennes d’intervenir directement dans des secteurs jusque-là gérés par les Palestiniens et s’inscrivent dans un mouvement plus large de prise de contrôle du territoire.
Ces décisions s’inscrivent dans un discours porté par plusieurs responsables israéliens, qui refusent la création d’un État palestinien, sans préciser clairement l’alternative envisagée. En pratique, se dessine l’hypothèse d’un espace unique, du Jourdain à la Méditerranée, sous autorité israélienne, où des millions de Palestiniens resteraient sans droits politiques effectifs et avec des libertés limitées, notamment pour circuler ou travailler.
Dans ce contexte, l’idée d’un compromis politique entre Israéliens et Palestiniens paraît aujourd’hui absente, tandis que la communauté internationale demeure silencieuse et inactive.
Intervention de Jean-Paul Chagnollaud