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Iran: Vous avez dit droit international?

L’attaque menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran marque un tournant majeur au Moyen-Orient et entraîne avec elle toute la stabilité de la région. Pour justifier cette intervention, le président Donald Trump a mis en avant l’échec des négociations en cours avec Téhéran. Pourtant, deux jours avant les frappes, des avancées étaient évoquées, notamment sur la question du stock d’uranium enrichi dont l’Iran se disait prêt à se débarrasser. Il faut rappeler que c’est Donald Trump qui, en 2018, a décidé de retirer unilatéralement les États-Unis de l’accord nucléaire signé en 2015 sous la présidence de Barack Obama. Les rapports de l’Agence internationale de l’énergie atomique indiquaient que Téhéran respectait ses engagements. Après le retrait américain, les autorités iraniennes ont estimé ne plus être tenues par les termes d’un accord que Washington avait lui-même dénoncé, ouvrant une phase d’escalade progressive. Au-delà du rapport de force, il y a une question simple: celle du droit international. Ce n’est pas parce qu’il est régulièrement contourné ou violé qu’il n’existe plus. Les règles élaborées après 1945 restent le cadre commun censé structurer les relations entre États. Faire comme si ce cadre n’avait plus de valeur, c’est accepter que seule la logique de puissance fasse loi.

Intervention d’Agnès Levallois

ÉDITO

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Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Il faut aller en Tunisie : notes d’un tour dans l’Extrême-Sud (juillet 2011)

François Pouillon, 27 août 2011
Invité en Tunisie pour participer à une école doctorale organisée par un laboratoire de sciences sociales de l’université de Tunis (Diraset), j’en ai saisi l’occasion pour faire, avec de jeunes collègues, un tour dans le Sud-Est, une région que je connaissais assez bien pour y avoir enquêté dans les années 1970. J’en ai rapporté ces impressions de voyage. Encore une fois, ce voyage a été précédé de nouvelles alarmistes . Mes amis de Tunis m’engagent à la prudence : des classes dangereuses aux coupeurs de route, il n’y a qu’un pas, et on signale des poches d’insécurité dans la région de Sidi Bou Zid, épicentre de la révolution démocratique. D’autres vont commenter : il semble que cela arrangerait bien le gouvernement provisoire, en facilitant un regroupement grégaire autour de la ligne qu’il incarne. Je ne suis pourtant pas descendu au Sud par cette route des steppes : pour aller au Sud-Est, mon objectif, la nouvelle autoroute de la côte nous conduit en quelques heures à Gabès.

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Lettre d’information de l’iReMMO