Les frappes américaines contre l’Iran se sont intensifiées ces derniers jours, accentuant les tensions entre les deux pays. À Washington, la demande d’une rallonge budgétaire de plusieurs milliards de dollars pour poursuivre les opérations suscite des critiques croissantes, y compris au sein du camp républicain.
Malgré l’escalade militaire, des canaux diplomatiques restent actifs, notamment via le Qatar, le Pakistan et l’Égypte. Un constat s’impose néanmoins : aucune solution strictement militaire ne semble en mesure de résoudre le conflit.
La pression s’étend à l’ensemble de la région. Les Houthis menacent de perturber le trafic maritime en mer Rouge, ciblant indirectement l’Arabie saoudite, tandis que les tensions autour du programme nucléaire iranien restent entières, notamment sur la question des stocks d’uranium enrichi.
Dans ce contexte, le risque d’extension du conflit demeure réel, alors même qu’aucun des acteurs ne semble prêt à céder.
Intervention d’Agnès Levallois.