Mohamed Amyn Nfaoui
Mohamed Amyn Nfaoui est doctorant en science politique au CNRS, rattaché au Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po. Spécialiste du Maroc et du monde arabe, ses recherches portent notamment sur les processus électoraux, la culture électorale, la sociologie politique et les transformations contemporaines du soufisme.
Formé aux humanités et aux sciences sociales, Mohamed Amyn Nfaoui développe une approche croisant science politique, sociologie politique et sociologie des religions. Ses travaux s’intéressent principalement au Maroc, tout en s’inscrivant dans une réflexion plus large sur les systèmes politiques, les mobilisations et les transformations religieuses en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.
Son parcours académique et professionnel l’a conduit à séjourner dans plusieurs pays de la région, notamment au Maroc, en Jordanie et aux Émirats arabes unis. Il a également présidé Sciences Po Monde Arabe, association de Sciences Po consacrée à la connaissance et à la diffusion des enjeux politiques, sociaux et culturels du monde arabe.
Passionné par l’histoire et la sociologie religieuses, Mohamed Amyn Nfaoui a d’abord consacré ses recherches aux transformations contemporaines du soufisme au Maroc. Dans son mémoire Bringing the Sufis Back In. La revivification du soufisme au Maroc : anatomie politique d’une légitimation religieuse, il analyse notamment la place accordée au soufisme dans les recompositions du champ religieux marocain et dans les stratégies de légitimation religieuse.
Depuis mars 2023, Mohamed Amyn Nfaoui est doctorant au CNRS, rattaché au Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po. Il mène ses recherches dans le cadre du projet ANR VERELECT consacré aux processus électoraux.
Sa thèse, réalisée sous la direction d’Hélène Combes, est intitulée La consolidation d’une culture électorale en contexte monarchique : imaginaires et matérialités des processus électoraux au Maroc (1997-2027).
À travers ce travail, Mohamed Amyn Nfaoui étudie le développement d’une culture électorale au Maroc depuis les élections législatives de 1997. Ses recherches interrogent les pratiques électorales, les représentations associées au vote et les relations entre institutions, candidats, élus et citoyens dans un système politique monarchique.
Les recherches de Mohamed Amyn Nfaoui se situent ainsi au croisement de plusieurs champs : les processus électoraux, la sociologie politique, la politique comparée, les régimes politiques, les mobilisations, le soufisme et les relations entre religion et politique.
Une place importante dans ses travaux est accordée aux pratiques concrètes de la représentation politique. À travers des enquêtes de terrain, il s’intéresse notamment aux élus, aux circonscriptions et aux différentes fonctions attribuées aux représentants dans le système politique marocain.
Ses recherches permettent ainsi d’étudier les élections au-delà du seul moment du scrutin, en analysant les pratiques sociales, les imaginaires politiques, les relations locales et les formes de représentation qui contribuent progressivement à la constitution d’une culture électorale.
Publications et travaux de Mohamed Amyn Nfaoui
Les travaux de Mohamed Amyn Nfaoui portent principalement sur les processus électoraux au Maroc, la culture électorale, la représentation politique et les transformations contemporaines du champ religieux marocain.
Ses premières recherches se sont notamment intéressées à la revivification du soufisme au Maroc et aux relations entre religion et pouvoir politique. Elles interrogent la manière dont le soufisme peut être mobilisé dans les processus de légitimation religieuse et dans les recompositions contemporaines de l’islam institutionnel.
Ses recherches doctorales sont aujourd’hui consacrées à la consolidation d’une culture électorale dans le contexte monarchique marocain entre 1997 et 2027.
Elles s’intéressent notamment aux imaginaires et aux matérialités des processus électoraux, aux pratiques des acteurs politiques, aux formes de représentation et aux relations qui se construisent entre élus et électeurs.
Dans le cadre de ses recherches de terrain, Mohamed Amyn Nfaoui travaille également sur le rôle des députés marocains et sur les différentes dimensions de la représentation politique dans les circonscriptions rurales.
Il contribue ainsi à une sociologie politique des élections attentive aux pratiques quotidiennes des acteurs, aux relations locales et aux significations attribuées à la représentation politique.
À travers ses recherches, Mohamed Amyn Nfaoui contribue à une meilleure compréhension des transformations politiques et religieuses du Maroc contemporain et, plus largement, des relations entre institutions, élections, légitimité et société dans le monde arabe.
Mohamed Amyn Nfaoui et l’iReMMO
Mohamed Amyn Nfaoui intervient dans les formations de l’Institut de recherche et d’études Méditerranée Moyen-Orient (iReMMO) consacrées aux transformations politiques, sociales et religieuses du Maghreb.
Il participe notamment au séminaire Géopolitique du Maghreb, qui propose une analyse des principales dynamiques politiques, économiques et géopolitiques de l’Algérie, du Maroc, de la Tunisie, de la Libye et plus largement de l’Afrique du Nord.
Dans ce cadre, Mohamed Amyn Nfaoui intervient sur l’islam institutionnel au Maghreb, en apportant son expertise sur les relations entre religion et pouvoir politique, les institutions religieuses et les transformations contemporaines du champ religieux.
Ses recherches sur le Maroc permettent notamment d’interroger les politiques religieuses mises en œuvre par la monarchie, la place du soufisme ainsi que les différentes formes de légitimation religieuse du pouvoir.
Cette approche permet également de replacer le cas marocain dans une perspective maghrébine plus large et d’étudier les différentes manières dont les États de la région organisent, encadrent et institutionnalisent le fait religieux.
Mohamed Amyn Nfaoui participe au séminaire Géopolitique du Maghreb de l’iReMMO pour les années 2025-2026 et 2026-2027, dans le cadre des séances consacrées aux dynamiques politiques et religieuses de la région.
À travers ses recherches et ses interventions à l’iReMMO, Mohamed Amyn Nfaoui apporte ainsi un éclairage de science politique sur les relations entre religion, institutions et pouvoir au Maroc et au Maghreb, tout en contribuant à l’analyse des transformations contemporaines des systèmes politiques de la région.
Retrouvez sur le site de l’iReMMO les formations, conférences et interventions de Mohamed Amyn Nfaoui consacrées au Maroc, aux processus électoraux, à l’islam institutionnel, au soufisme et aux transformations politiques et religieuses du Maghreb.
ÉDITO
ÉDITO
Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»
La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.
Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée
LES ANALYSES DE CONFLUENCES
LES ANALYSES DE CONFLUENCES
L’abattage des élevages porcins en Egypte : pistes d’interprétation
Paula Cusi Echaniz, 4 juin 2009
La nouvelle est apparue le 29 avril dernier : le gouvernement égyptien, à la demande de l’Assemblée, ordonnait l’abattage de tout le cheptel porcin élevé sur son territoire en guise de précaution contre la grippe A (H1N1). La mesure a été très contestée car il n’y a pas eu de cas de grippe porcine recensé sur le territoire égyptien, la communauté scientifique s’accordant à dire qu’il n’existe pas de preuve de transmission du virus du porc à l’homme (le virus se transmet par voies respiratoires et uniquement d’homme à homme). De leur côté,les organisations internationales compétentes (FAO, OMS et l’OIE) ont considéré l’abattage du cheptel comme une mesure inutile contre la grippe. Il faut souligner en outre que l’Egypte est le seul pays au monde à avoir pris une telle décision.