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Les Saoudiens sont absolument persuadés qu’il faut négocier avec l’Iran

Le groupe rebelle des Houthis contrôlent désormais les deux tiers du territoire yéménite ainsi que le détroit stratégique de Bab-el-Mandeb. Au-delà d’affaiblir l’économie de l’Arabie saoudite en limitant ses exportations de pétrole, les Houthis ont fait la démonstration de leur puissance militaire en bombardant l’aéroport de Riyad causant 13 morts ce mois.

Pour combattre cette menace, l’Arabie saoudite n’est pas dans une situation idéale. Le soutien militaire américain semble avoir ses limites alors même que l’Arabie saoudite a massivement acheté de l’armement américain. De plus, l’armée saoudienne, quoique bien équipée, a très peu d’expériences de combat et ne risque pas d’être engagée sur un terrain favorable aux méthodes de guérilla houthistes.

L’Arabie saoudite est alors convainue que les négotiations avec l’Iran doivent reprendre, car elles seules pourraient faire pression sur les Houthis du Yémen.

En parallèle, l’Arabie saoudite cherche à nouer d’autres alliances militaires comme l’a illustré le Pacte de la Mecque signé avec la Turquie et le Pakistan.

Cette alliance est surtout diplomatique: il est quasi impossible que la Turquie ou le Pakistan ne déploient des soldats au Yémen, d’autant que la Turquie, membre de l’OTAN, n’a pas intérêt à se désaligner à ce point de la diplomatie américaine.

Intervention d’Agnès Levallois

 

ÉDITO

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Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

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L’UMA : l’économie au secours du politique

Paul Balta, 12 septembre 2009
2009 marque le 20ème anniversaire de l’Union du Maghreb arabe (Libye, Tunisie, Algérie, Maroc, Mauritanie). Quel bilan et quelles perspectives peut-on dresser ? Invité par le roi Hassan II, j’avais assisté à la création de l’UMA, à Marrakech, le 17 février 1989. Elle avait suscité alors de grands espoirs au Sud comme au Nord. Hélas, depuis le dernier sommet des chefs d’État à Tunis, en 1994, l’UMA paralysée, est dans l’incapacité chronique de convoquer un nouveau sommet depuis le report sine die de celui, prévu à Alger, en juin 2002 puis en décembre 2003, le Maroc ayant décliné l’invitation.

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Lettre d’information de l’iReMMO