Pierre Blanc

pierre-blanc

Responsable de Confluences Méditerranée

Pierre Blanc, ingénieur général des ponts, des eaux et des forêts, docteur en géopolitique, est enseignant-chercheur à Bordeaux sciences agro et à Sciences Po Bordeaux. Il est également professeur invité à l’USJ (Beyrouth), à Sciences Po Lyon, à l’Ena et au Centre international des hautes études agronomiques méditerranéennes (CIHEAM). Rédacteur en chef de Confluences Méditerranée, il dirige aussi la collection de la Bibliothèque de l’iReMMO et est l’auteur de nombreux ouvrages et articles sur les dynamiques de violence et leurs liens avec la question des ressources naturelles. Il est notamment l’auteur de Terres, pouvoirs et conflits. Une agro-histoire du monde (Presses de Sciences Po, 2018), L’Invention tragique du Moyen-Orient (avec Claire Levasseur, Autrement, 2017) et Proche-Orient : le pouvoir, la terre et l’eau (Presses de Sciences Po, 2012).

ÉDITO

ÉDITO

Il n’y a pas de processus de paix à Gaza

La deuxième phase du plan Trump, inséré dans le droit international par la résolution 2803 du Conseil de sécurité du 17 novembre 2025, implique le désarmement du Hamas, un nouveau retrait de l’armée israélienne et l’arrivée d’une Force internationale de stabilisation (FIS). Et, plus tard, « …une fois que l’Autorité palestinienne aura scrupuleusement exécuter son  programme de réformes, les conditions seront alors peut-être réunies pour que s’ouvre un chemin crédible vers… la création d’un État palestinien. » L’idée serait donc d’avancer étape par étape pour aller « peut-être » un jour vers une solution politique. En fait, le scénario qui se met en place sur le terrain dévoile une réalité bien différente.

Lire la suite »

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Le choc des élections en Grèce

Christophe Chiclet, 17 août 2012
Suite à la grave crise financière, puis économique et sociale, la Grèce vient de plonger dans une crise politique majeure. Le bipartisme qui réglait la vie politique grecque depuis l’indépendance de 1832 (Populistes-libéraux ; Royalistes-Vénizélistes ; Monarcho facistes-communistes ; Conservateurs-socialistes) a volé en éclat lors des législatives anticipées des 6 mai et 17 juin 2012. Le paysage politique a été totalement chamboulé. Les socialistes du PASOK ont pris une déculotté historique alors qu’ils gouvernaient le pays quasiment sans interruption depuis 1981. Les partis traditionnels qui soutenaient les plans d’austérité imposés par la « Troïka » (UE, Banque mondiale, FMI) ont été lourdement sanctionnés. Le PASOK est arrivé en troisième position le 6 mai avec 13,18% des voix, perdant 30,7% par rapport aux législatives de 2009, perdant donc 109 députés, n’en gardant que 41, revenant au niveau électoral qu’il avait aux élections d’octobre 1974, trois mois après la chute de la dictature des colonels.

 

Lire la suite »
Lettre d’information de l’iReMMO