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Cessez-le-feu à Gaza: un expert «plutôt confiant» qu’il se maintiendra

Alors que le cessez-le-feu entre les deux parties entre dans son dixième jour, la trêve reste fragile, notamment après les frappes israéliennes meurtrières survenues en fin de semaine, prétendument en réponse à des attaques du Hamas contre des soldats israéliens – des accusations que le groupe palestinien a démenties. Malgré cette tension, on peut rester relativement confiants dans la possibilité de maintenir le cessez-le-feu, tous les acteurs y trouvant un intérêt, notamment les États-Unis, très impliqués dans la médiation. Chaque étape franchie constitue un test et la pression américaine, notamment celle de l’administration Trump à travers Jared Kushner, joue un rôle central dans le maintien de la trêve.

Si cette première phase du cessez-le-feu tient, une seconde, bien plus complexe, devra rapidement s’ouvrir. Trois dossiers cruciaux devront alors être abordés: le désarmement du Hamas, la mise en place d’un gouvernement de transition pour Gaza, et le déploiement d’une force multinationale. Ces trois volets sont étroitement liés. La question du désarmement est centrale puisqu’il est impensable que le Hamas remette ses armes à Israël, ce qui serait perçu comme une reddition. L’option la plus plausible serait donc un désarmement sous supervision d’une force multinationale, dont la création reste cependant à définir, tant dans ses objectifs que dans sa composition.

Les États-Unis qui ne souhaitent pas une reprise des hostilités continueront de jouer un rôle clé, tout comme l’opinion publique israélienne, de plus en plus favorable à une fin du conflit. Pour le premier ministre Benyamin Netanyahou, une reprise totale de la guerre représenterait un danger politique important, malgré ses objectifs initiaux qui consistaient à « liquider la question palestinienne ». La présence d’émissaires américains et de généraux sur le terrain témoigne d’une volonté forte de Washington de surveiller la situation de près.

Malgré toutes ses limites, la situation actuelle constitue une opportunité unique: pour la première fois, une véritable internationalisation du conflit semble en cours. Outre les États-Unis, d’autres acteurs de pays comme la Turquie et la France jouent un rôle croissant. Si cette dynamique débouche sur une force multinationale concrète, ce serait une évolution inédite dans l’histoire du conflit israélo-palestinien. En dépit des violences de ces jours, on peut penser pas  qu’il n’y a pas un vrai danger de guerre civile à Gaza, la population étant épuisée. Malgré le vide de gouvernance et les tensions internes, une explosion interne majeure semble peu probable. Le vrai risque est une déstabilisation de la trêve si les efforts internationaux ne se concrétisent pas rapidement.

En conclusion,il y a urgence de consolider la phase actuelle du cessez-le-feu tout en préparant activement la suivante, celle du désarmement, de la gouvernance et de l’intervention internationale. Le temps presse et les prochaines semaines seront décisives. Réussir cette transition représenterait un immense progrès vers une résolution politique, même partielle, d’un conflit trop longtemps enlisé.

ÉDITO

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L’Iran face à ses crises: anatomie d’une rupture entre l’État et la société

Depuis le 28 décembre 2025, l’Iran connaît une vague de contestation d’une ampleur et d’une intensité inédites. La révolte contre la vie chère a été, dès ses débuts, un soulèvement contre le pouvoir. Sous des mots d’ordre économiques se lisait déjà une contestation politique, tant la dégradation du quotidien est perçue comme le produit direct des choix du régime. La valeur du rial face au dollar dépend largement de l’état des relations avec les États-Unis, et donc des orientations stratégiques de la République islamique. Dès les premières heures, la mobilisation a dépassé la question du coût de la vie pour viser plus frontalement le régime lui-même.

Par Clément Therme, historien des relations internationales et membre du Comité de rédaction de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

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Kosovo : logique du pire ?

Robert Bistolfi, 25 janvier 2008
A la jonction de plusieurs conflits, le dossier du Kosovo est de nouveau au devant de la scène. L’échec politique de l’intervention internationale se lit dans l’absence de rapprochement entre Serbes et Kosovars albanophones. Le plan Ahtisaari qui est sur la table opère un renversement du schéma de sortie de crise initial, et son application serait lourde d’incertitudes. L’interférence des grandes puissances (positions opposées, étatsunienne et russe) joue sur les dynamiques politiques divergentes à Belgrade et Pristina, reflétées par les élections récentes ou en cours.

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Lettre d’information de l’iReMMO