Le Hamas a annoncé la dissolution de ses instances dirigeantes dans la bande de Gaza, après près de vingt ans de pouvoir. Une décision qui pourrait ouvrir la voie à une administration technocratique du territoire.
Ce tournant politique s’inscrit dans un contexte de fortes pressions régionales et de négociations encore fragiles. S’il marque une forme d’avancée, il ne permet pas pour autant de parler de paix. La question du désarmement du Hamas reste un point de blocage central, tandis que certains scénarios évoqués ces derniers mois, comme le déploiement d’une force internationale de stabilisation, semblent aujourd’hui écartés.
Une sortie de crise supposerait une volonté politique internationale forte, qui fait aujourd’hui défaut. Dans un contexte où les États-Unis jouent un rôle déterminant sans impulser de dynamique décisive, et alors qu’Israël affiche sa volonté de rester à Gaza, les perspectives d’évolution restent limitées.
Sur le terrain, la situation humanitaire demeure catastrophique. Les conditions de vie à Gaza continuent de se dégrader, loin de toute perspective de stabilisation durable.
Intervention de Jean-Paul Chagnollaud.