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Gaza ne cesse de compter ses morts

Sous le fracas des bombes depuis le 18 mars dernier, le peuple gazaoui n’a qu’un espoir : survivre aux explosions, y compris à Rafah, cette ville du sud de l’enclave, épargnée pendant des mois. C’est à une cinquantaine de kilomètres du point de Rafah que s’est rendu le président de la République français, à Al-Arich, « avant-poste » égyptien du soutien humanitaire à Gaza.
Emmanuel Macron et son homologue égyptien se sont rendus dans un hôpital de cette ville du nord du Sinaï, où ils ont échangé avec des malades et des soignants. Ils sont entrés dans plusieurs chambres, notamment une salle de jeux pour enfants. « La situation aujourd’hui est intenable et elle n’a jamais été aussi grave » a déclaré le chef de l’État français. « Nous appelons d’abord à une reprise le plus rapidement possible de l’aide humanitaire », a-t-il ajouté.

Les résultats sont loin d’être acquis, mais il le fait pour aider l’Égypte et la Jordanie, très impliqués dans le conflit. Nous sommes dans une démarche qui ne peut fonctionner qu’à quelques états. L’Union européenne est au fond largement dépassée par tout ça et a d’autres priorités. L’autre acteur important est l’Arabie saoudite et il est prévu qu’une Conférence ait lieu à New York sur la construction, mais avant de parler de reconstruction, il faudrait empêcher la continuité de la destruction.
La vraie question est d’obtenir un cessez-le-feu et le retour de l’aide humanitaire. Il faut d’abord passer par un engagement politique, par l’initiative en cours de quelques pays, on peut espérer d’aller dans le bon sens.

Jean-Paul Chagnollaud, président de l’iReMMO.

ÉDITO

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

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“Un soutien politique contre Assad”

Burhan Ghalioun, 11 avril 2012
Interview de Burhan Ghalioun, président du Conseil national syrien qui s’oppose au régime. Il Manifesto du dimanche 25 mars PARIS. En Syrie, la féroce répression de la révolution continue, un an après les premières manifestations. Le Conseil national syrien évalue à 20.000 le nombre des victimes, morts et disparus, et chaque jour une autre centaine s’ajoute à la liste tragique. Le régime d’Assad veut faire la “terre brûlée” affirme Burhan Ghalioun, professeur de sociologie politique, responsable du centre d’études arabes de l’Université Sorbonne nouvelle, et depuis 2011, président du Conseil national syrien.

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Lettre d’information de l’iReMMO