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Gaza ne cesse de compter ses morts

Sous le fracas des bombes depuis le 18 mars dernier, le peuple gazaoui n’a qu’un espoir : survivre aux explosions, y compris à Rafah, cette ville du sud de l’enclave, épargnée pendant des mois. C’est à une cinquantaine de kilomètres du point de Rafah que s’est rendu le président de la République français, à Al-Arich, « avant-poste » égyptien du soutien humanitaire à Gaza.
Emmanuel Macron et son homologue égyptien se sont rendus dans un hôpital de cette ville du nord du Sinaï, où ils ont échangé avec des malades et des soignants. Ils sont entrés dans plusieurs chambres, notamment une salle de jeux pour enfants. « La situation aujourd’hui est intenable et elle n’a jamais été aussi grave » a déclaré le chef de l’État français. « Nous appelons d’abord à une reprise le plus rapidement possible de l’aide humanitaire », a-t-il ajouté.

Les résultats sont loin d’être acquis, mais il le fait pour aider l’Égypte et la Jordanie, très impliqués dans le conflit. Nous sommes dans une démarche qui ne peut fonctionner qu’à quelques états. L’Union européenne est au fond largement dépassée par tout ça et a d’autres priorités. L’autre acteur important est l’Arabie saoudite et il est prévu qu’une Conférence ait lieu à New York sur la construction, mais avant de parler de reconstruction, il faudrait empêcher la continuité de la destruction.
La vraie question est d’obtenir un cessez-le-feu et le retour de l’aide humanitaire. Il faut d’abord passer par un engagement politique, par l’initiative en cours de quelques pays, on peut espérer d’aller dans le bon sens.

Jean-Paul Chagnollaud, président de l’iReMMO.

ÉDITO

ÉDITO

Il n’y a pas de processus de paix à Gaza

La deuxième phase du plan Trump, inséré dans le droit international par la résolution 2803 du Conseil de sécurité du 17 novembre 2025, implique le désarmement du Hamas, un nouveau retrait de l’armée israélienne et l’arrivée d’une Force internationale de stabilisation (FIS). Et, plus tard, « …une fois que l’Autorité palestinienne aura scrupuleusement exécuter son  programme de réformes, les conditions seront alors peut-être réunies pour que s’ouvre un chemin crédible vers… la création d’un État palestinien. » L’idée serait donc d’avancer étape par étape pour aller « peut-être » un jour vers une solution politique. En fait, le scénario qui se met en place sur le terrain dévoile une réalité bien différente.

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Le développement, réel défi pour la Tunisie contemporaine.

Barah Mikaïl, 29 avril 2011
La tempête qui souffle sur l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient connaît une issue pour le moins incertaine. Cependant, une idée convenue consiste le plus souvent à voir dans la Tunisie le cas d’un pays à même de consacrer l’idée d’une transition exemplaire vers la démocratie. Le tribalisme et le communautarisme y sont en effet quasi-inexistants ; la notion et le concept d’unité nationale n’y posent aucun problème, l’indépendance du pays ayant été obtenue en 1956 au nom d’une nation qui existait réellement ; la nécessité de se consacrer à une ère post-Ben Ali qui fasse entièrement fi du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) et de ses affidés est quant à elle une idée partagée par l’ensemble de la population ou presque. A priori, peu d’entraves devraient donc se hisser sur la route qui va mener les Tunisiens à l’élection d’une Assemblée constituante le 24 juillet prochain.

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Lettre d’information de l’iReMMO