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Gaza peut-elle encore être sauvée ?

La situation à Gaza est inédite et bouleversante,  marquée par des actes génocidaires, incluant crimes de guerre et crimes contre l’humanité, avec pour objectif affiché la déportation de la population et la destruction de Gaza.

On ne peut que souligner la lâcheté diplomatique de Bruxelles et le soutien sans faille des États-Unis. En Europe en particulier, dans le paysage médiatique et intellectuel français, un déni de réalité émerge dans le débat avec toute sorte de tentative de justification de ce qui se passe à Gaza.

Le gouvernement israélien actuel, soutenu par une partie de la société israélienne, œuvre délibérément au sabotage solution à deux États, avec pour objectif la colonisation et l’annexion finalisés à créer un « Grand Israël » basé sur un système d’apartheid.

Sans un rapport de force concret, avec des sanctions à l’encontre d’Israël, la seule issue sera l’échec des processus diplomatiques, comme le témoignent le cessez-le-feu de janvier, et l’absence de réactions fermes face à des actes comme les tentatives d’assassinat de négociateurs.

Ce déni de réalité se cache derrière l’idée d’une éradication du Hamas, organisation ancrée historiquement et territorialement. La violence actuelle ne fera que semer les graines de la vengeance en aggravant le cycle de violence pour les années à venir, créant une situation dramatique et sans issue visible.

ÉDITO

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Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Le choc des élections en Grèce

Christophe Chiclet, 17 août 2012
Suite à la grave crise financière, puis économique et sociale, la Grèce vient de plonger dans une crise politique majeure. Le bipartisme qui réglait la vie politique grecque depuis l’indépendance de 1832 (Populistes-libéraux ; Royalistes-Vénizélistes ; Monarcho facistes-communistes ; Conservateurs-socialistes) a volé en éclat lors des législatives anticipées des 6 mai et 17 juin 2012. Le paysage politique a été totalement chamboulé. Les socialistes du PASOK ont pris une déculotté historique alors qu’ils gouvernaient le pays quasiment sans interruption depuis 1981. Les partis traditionnels qui soutenaient les plans d’austérité imposés par la « Troïka » (UE, Banque mondiale, FMI) ont été lourdement sanctionnés. Le PASOK est arrivé en troisième position le 6 mai avec 13,18% des voix, perdant 30,7% par rapport aux législatives de 2009, perdant donc 109 députés, n’en gardant que 41, revenant au niveau électoral qu’il avait aux élections d’octobre 1974, trois mois après la chute de la dictature des colonels.

 

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Lettre d’information de l’iReMMO