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Golfe : le retour des rois du pétrole

Au cœur de l’été, le président américain a effectué une tournée au Moyen-Orient et s’est rendu notamment en Arabie saoudite où il a rencontré Mohammed Ben Salmane, prince héritier du royaume, considéré par Washington comme le commanditaire du meurtre du journaliste Jamal Khashoggi. Des retrouvailles plutôt froides, mais des retrouvailles quand même avec un dirigeant que Joe Biden avait promis de traiter en paria suite à l’assassinat du dissident en 2018. Il faut dire que le monde a changé depuis et que la crise énergétique actuelle a poussé l’administration américaine à revoir sa position vis-à-vis d’un partenaire inévitable pour y faire face.

Le Moyen-Orient serait-il en train de redevenir incontournable pour traiter les affaires du monde ? Les pays du Golfe sont-ils disposés à répondre aux attentes des occidentaux ? Rien n’est moins sûr lorsqu’on apprend que, cette semaine, les pays de l’OPEP+ ont décidé de baisser les volumes de production contrairement à ce qu’espéraient américains et européens..

Pour répondre à ces questions, Florian Delorme reçoit Agnès Levallois, vice-présidente de l’iReMMO et maîtresse de conférence à la Fondation pour la recherche stratégique et Francis Perrin, directeur de recherche à l’IRIS et chercheur associé au Policy Center for the New South à Rabat.

L’analyse des deux invités permet de comprendre comment les pays du Golfe peuvent profiter de ce nouveau rapport de force issu de la guerre en Ukraine pour imposer leurs vues et revenir sur le devant de la scène internationale.

Aujourd'hui, l'Arabie Saoudite adopte ces stratégies pour montrer qu'elle mène ses propres intérêts et qu'elle arrête d'accepter les conditions posées par les pays occidentaux. Il y a vraiment une autonomisation des pays du Golfe.

ÉDITO

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Le Liban et la crise syrienne

Loïc Kervran et Olivier Marty, 22 octobre 2012
Très affecté aux plans économique, social, et sécuritaire par le conflit voisin, le Liban est à la fois la victime et l’instrument de la crise syrienne. Au ralentissement de l’activité induit par les liens commerciaux, touristiques et financiers des deux pays, se greffent des conflits civils opposant partisans et opposants à Damas, tandis que le tissu social est éprouvé par l’afflux de réfugiés syriens. Pire, la porosité de la frontière expose aussi le Liban à des tentatives de déstabilisation de Damas qui augurent très mal de la chute éventuelle du régime.

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Lettre d’information de l’iReMMO