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Guerre à Gaza: Israël accepte de reprendre les discussions en vue d’une trêve

Le 15 août, des négociations reprendront pour une trêve dans la bande de Gaza et pour la libération des otages israéliens. Israël l’a confirmé en réponse à une intervention très ferme des trois pays qui encadrent ces discussions : les États-Unis, le Qatar et l’Égypte. Cette relance des négociations survient dans un contexte particulièrement inflammable, alors que les opérations militaires se poursuivent dans le sud de l’enclave.

Netanyahu et ceux qui le soutiennent ont toujours récusé les négociations, il suffit lire la presse israélienne qui en parle régulièrement. Il veut continuer la guerre et le dernier acte qu’il a mis en œuvre, ça a été évidemment l’assassinat d’Ismaël Haniyeh à Téhéran, ce qui était, pour les négociations, un coup terrible, puisqu’on tue, on assassine celui qui est le chef de la délégation palestinienne. Cet assassinat est une provocation pour l’Iran, avec un risque d’embrasement et d’un affrontement direct sur le terrain.

C’est très important de voir que les États-Unis veulent à tout prix éviter cet embrasement. D’après les informations qu’on peut avoir, il y a aussi des débats au sein des autorités iraniennes, puisque le nouveau président, clairement, ne veut pas d’une guerre. Et donc, il y a un débat entre les durs et ceux qui sont autour du président.  Un jeu très complexe, avec plusieurs options possibles. Mais la seule qui permettrait d’éviter la guerre est précisément le retour à la négociation, et qui aboutirait cette fois-ci. 

Jean-Paul Chagnollaud, président de l’iReMMO.

ÉDITO

ÉDITO

L’Iran face à ses crises: anatomie d’une rupture entre l’État et la société

Depuis le 28 décembre 2025, l’Iran connaît une vague de contestation d’une ampleur et d’une intensité inédites. La révolte contre la vie chère a été, dès ses débuts, un soulèvement contre le pouvoir. Sous des mots d’ordre économiques se lisait déjà une contestation politique, tant la dégradation du quotidien est perçue comme le produit direct des choix du régime. La valeur du rial face au dollar dépend largement de l’état des relations avec les États-Unis, et donc des orientations stratégiques de la République islamique. Dès les premières heures, la mobilisation a dépassé la question du coût de la vie pour viser plus frontalement le régime lui-même.

Par Clément Therme, historien des relations internationales et membre du Comité de rédaction de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Syria : the limits of external influence

Barah Mikaïl, 14 juin 2011
When the winds of change started blowing through the Middle East in December 2010, analysts were quick to predict that Syria would not succumb to the wave of popular protests. Syrian President Bashar al-Assad claimed that his country was exempt from the factors driving other protests. Yet contrary to most predictions, the Syrian population has voiced it desire for change. The potential for farreaching reform now exists. While the EU must stand ready to help, however, it is unlikely to play a primary role in ushering in political liberalisation. This is because of the structural nature of the Syrian regime, the country’s place in the regional context and ongoing difficulties in Libya. The EU reaction to Syria’s protests has been ad hoc and uncertain, and European governments could certainly do more. But Syria may show the limits to what kind of impact can be expected of European support for democratic reform.

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Lettre d’information de l’iReMMO