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Guerre au Liban: «Le nouvel ordre voulu par Israël ne peut mener qu’à un chaos généralisé»

Après les frappes israéliennes ayant touché le fief du Hezbollah et tué son leader Hassan Nasrallah, et le lancement par l’Iran de missiles balistiques sur Israël, Agnès Levallois décrypte l’escalade du conflit. Pour elle, la fuite en avant israélienne « ne misant que sur le rapport de force » est très inquiétante.

L’offensive israélienne au Liban s’inscrit dans la continuité de la guerre à Gaza. Malgré les objectifs non atteints de libérer les otages et d’éliminer le Hamas, le gouvernement israélien, considérant le groupe comme étant affaibli, redirige une partie de ses forces vers le Liban.

Cette intervention poursuit plusieurs buts : permettre le retour des habitants du nord d’Israël, éliminer la menace du Hezbollah, et créer une zone tampon au sud Liban en évacuant les populations locales. Au-delà du Hezbollah, c’est l’Iran qui est visé, ainsi que ses alliés régionaux.

Cette campagne a des conséquences humaines graves, avec plus de 1 000 civils tués et un million de personnes déplacées au Liban. Les États-Unis soutiennent l’opération, partageant l’objectif d’affaiblir le Hezbollah pour empêcher une attaque similaire à celle du 7 octobre. Le Liban, déjà affaibli par des crises multiples, est divisé : certains désapprouvent l’implication du Hezbollah, tandis que d’autres jugent la riposte israélienne excessive.

L’Iran, réagissant aux assassinats de responsables alliés sur son sol, a lancé des missiles sur Israël, accentuant la tension. Israël, avec le soutien américain, prépare une réplique. La stratégie israélienne, marquée par des assassinats ciblés et des destructions massives, suscite des inquiétudes quant à l’escalade et à l’avenir de la région. La poursuite de cette logique de force ne semble pas présager un avenir plus sécurisé pour le Moyen-Orient, laissant les populations civiles, notamment les jeunes générations, en proie à l’incertitude et au chaos.

Agnès Levallois, vice-président de l’iReMMO.

ÉDITO

ÉDITO

Il n’y a pas de processus de paix à Gaza

La deuxième phase du plan Trump, inséré dans le droit international par la résolution 2803 du Conseil de sécurité du 17 novembre 2025, implique le désarmement du Hamas, un nouveau retrait de l’armée israélienne et l’arrivée d’une Force internationale de stabilisation (FIS). Et, plus tard, « …une fois que l’Autorité palestinienne aura scrupuleusement exécuter son  programme de réformes, les conditions seront alors peut-être réunies pour que s’ouvre un chemin crédible vers… la création d’un État palestinien. » L’idée serait donc d’avancer étape par étape pour aller « peut-être » un jour vers une solution politique. En fait, le scénario qui se met en place sur le terrain dévoile une réalité bien différente.

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Feu l’Euro-Méditerranée ?

Robert Bistolfi, 17 décembre 2012
Avant que la raison ne réintroduise des pondérations plus subtiles (mais qui ne seront pas nécessairement plus optimistes), un regard rétrospectif sur le projet euro-méditerranéen ne peut qu’accabler. Ce qui aurait pu être un projet structurant de l’Europe en construction – la définition d’une vraie ambition régionale vers ses marches au Sud et à l’Est – s’est révélé n’être qu’un aménagement sans perspective de simples relations bilatérales. Depuis les premiers accords commerciaux des années 60, suivis d’accords d’association, l’inventivité sémantique a masqué l’inexistence de la volonté : politique prétendument globale ou rénovée, processus de Barcelone, et pour finir l’incertaine Union pour la Méditerranée que le président Sarkozy a tenue sur les fonts baptismaux alors que les parrains se dérobaient… La relation avec les « pays tiers méditerranéens » n’a tenu que d’un empirisme politique et commercial à courte vue.

 

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Lettre d’information de l’iReMMO