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Guerre au Liban: «Le nouvel ordre voulu par Israël ne peut mener qu’à un chaos généralisé»

Après les frappes israéliennes ayant touché le fief du Hezbollah et tué son leader Hassan Nasrallah, et le lancement par l’Iran de missiles balistiques sur Israël, Agnès Levallois décrypte l’escalade du conflit. Pour elle, la fuite en avant israélienne « ne misant que sur le rapport de force » est très inquiétante.

L’offensive israélienne au Liban s’inscrit dans la continuité de la guerre à Gaza. Malgré les objectifs non atteints de libérer les otages et d’éliminer le Hamas, le gouvernement israélien, considérant le groupe comme étant affaibli, redirige une partie de ses forces vers le Liban.

Cette intervention poursuit plusieurs buts : permettre le retour des habitants du nord d’Israël, éliminer la menace du Hezbollah, et créer une zone tampon au sud Liban en évacuant les populations locales. Au-delà du Hezbollah, c’est l’Iran qui est visé, ainsi que ses alliés régionaux.

Cette campagne a des conséquences humaines graves, avec plus de 1 000 civils tués et un million de personnes déplacées au Liban. Les États-Unis soutiennent l’opération, partageant l’objectif d’affaiblir le Hezbollah pour empêcher une attaque similaire à celle du 7 octobre. Le Liban, déjà affaibli par des crises multiples, est divisé : certains désapprouvent l’implication du Hezbollah, tandis que d’autres jugent la riposte israélienne excessive.

L’Iran, réagissant aux assassinats de responsables alliés sur son sol, a lancé des missiles sur Israël, accentuant la tension. Israël, avec le soutien américain, prépare une réplique. La stratégie israélienne, marquée par des assassinats ciblés et des destructions massives, suscite des inquiétudes quant à l’escalade et à l’avenir de la région. La poursuite de cette logique de force ne semble pas présager un avenir plus sécurisé pour le Moyen-Orient, laissant les populations civiles, notamment les jeunes générations, en proie à l’incertitude et au chaos.

Agnès Levallois, vice-président de l’iReMMO.

ÉDITO

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Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Trafics d’armes dans les Balkans : Nouvelles révélations

Christophe Chiclet, 6 août 2012
De juin 1991 à août 2001, les conflits dans l’espace ex-yougoslave n’ont jamais cessé. Les informations sur les trafics d’armes, de drogue et autre ont souvent fait la une de la presse spécialisée. On croyait presque tout savoir, surtout après l’arrestation de criminels de guerre serbes, croates, bosniaques et albanais. Mais en décembre 2011, un journaliste slovène, Blaz Zgaga a fait de nouvelles révélations fracassantes. Lors du déclenchement des guerres yougoslaves en juin-juillet 1991, l’opinion publique européenne a découvert des scènes de guerre inconnue depuis 1945 sur le vieux continent. La JNA (Armée nationale yougoslave), contrôlée par les Serbes étaient largement équipée. Mais après 1968, et l’intervention soviétique en Tchécoslovaquie, Josip Broz Tito a craint une intervention de Moscou en Yougoslavie. Il a donc mis en place les défenses territoriales dans chaque République de la Fédération socialiste. Des arsenaux ont ainsi été cachés en Slovénie, Croatie, Bosnie, Macédoine… A l’été 1991, les indépendantistes slovènes, au départ pacifistes, ont pioché dans ces arsenaux de la défense territoriale pour faire reculer la JNA.

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Lettre d’information de l’iReMMO