Guerre entre le Hamas et Israël : « Il faut arriver à un cessez-le-feu »

J’espère que la trêve va continuer évidemment et puis surtout, au delà des trêve l’idée c’est qu’il faut arriver  à un cessez-le-feu, je pense que tout le monde en est conscient maintenant. D’autant plus que je ne vois pas très ce que signifie aujourd’hui une reprise de la guerre bien évidemment du côté israélien, il y a bien des raisons à celà. Mais je ne vois pas très bien où cela conduit. Déjà, les israéliens tiennent la partie Nord de Gaza mais  c’est un peu une impasse stratégique. Si on va d’une trêve à une autre pour aller vers un cessez-le-feu ça veut dire qu’à un moment donné il faudra poser des questions politiques. 

 

Vous vous rendez compte que donner des armes aux citoyens, ça veut dire quoi ? Cela veut dire qu’on prépare des formes de guerre civile. Il y a un principe majeur dans n’importe qu’elle État, c’est que c’est l’État qui contrôle la violence, c’est le monopole de la violence légitime comme le disent les sociologues. Si on commence à distribuer des armes, ça veut dire que ce n’est plus contrôlable. N’importe qui pourra tirer sur n’importe qui. C’est absolument dramatique d’en arriver là. C’est pour cette raison qu’un cessez-le-feu, au sens le plus fort du terme, vous avez compris avec l’interdiction des armes – qui n’est effectivement pas le chemin pris aujourd’hui – à ce moment-là on pense politique.

Jean-Paul Chagnollaud, président de l’iReMMO

ÉDITO

ÉDITO

Ecraser Rafah constitue l’ultime étape de cette stratégie de liquidation afin que les Gazaouis quittent en masse leur territoire

Interview d’Agnès Levallois et Jean-Paul Chagnollaud, vice-présidente et président de l’Institut de recherche et d’études Méditerranée – Moyen-Orient

L’offensive contre Rafah sert la stratégie israélienne menée par Nétanyahou : se débarrasser de la question palestinienne en rendant invivable la bande de Gaza et en poussant les Gazaouis à fuir le territoire.

 

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Emmanuel Macron doit défendre Salah Hamouri

Couper la poire en deux : c’est ce qu’a fait, ce mardi, la Cour de Jérusalem…Elle a annulé les six mois de détention administrative infligés par le ministre israélien de La Défense Avigdor Lieberman au Franco-Palestinien Salah Hamouri. Mais elle « réactive » – du jamais vu ! – le reliquat de trois mois qui lui restaient à purger lors de sa libération, en décembre 2011, dans le cadre de l’échange d’un millier de prisonniers palestiniens contre le soldat franco-israélien Gilad Shalit.

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Lettre d’information de l’iReMMO

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