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Guerre Israël – Hamas : « On est dans une escalade terrifiante »

Le Hamas démontre une capacité d’organisation pour mettre en place une opération de cette ampleur, ce qu’il n’avait jamais fait auparavant. Avec une mobilisation d’un nombre important de combattants, de moyens, des manœuvres de diversions, une confidentialité entretenue sur l’opération. Tout cela, le Hamas n’en avait jamais fait preuve à cette échelle. Il a fallu des mois de préparations pour une telle opération.

L’assassinat n’est pas nouveau, tous ceux que le Hamas considérait comme des collaborateurs étaient souvent liquidés lorsqu’on s’apercevait qu’ils avaient pu donner des renseignements à Israël. Les pratiques de cet ordre, pour maintenir l’unité du mouvement, on l’avait vu. Mais des prises d’otages de cette ampleur, non. C’était le plus souvent des soldats israéliens qu’ils prenaient en otage, pour négocier ensuite la libération de leurs propres prisonniers. Là, ce à quoi on a assisté sur les civils, c’est autre chose. Je n’ai jamais vu cela.

Oui, les comparaisons sont faites. Que le Hamas soit passé à une tout autre échelle, c’est absolument évident. Là où les comparaisons sont délicates, c’est que l’horreur de ce qui s’est passé samedi et dimanche s’inscrit néanmoins dans une histoire de soixante ans, voire plus. Il faut la prendre en compte. À la différence de Daech.

Agnès Levallois, vice-présidente de l’iReMMO

ÉDITO

ÉDITO

L’Iran face à ses crises: anatomie d’une rupture entre l’État et la société

Depuis le 28 décembre 2025, l’Iran connaît une vague de contestation d’une ampleur et d’une intensité inédites. La révolte contre la vie chère a été, dès ses débuts, un soulèvement contre le pouvoir. Sous des mots d’ordre économiques se lisait déjà une contestation politique, tant la dégradation du quotidien est perçue comme le produit direct des choix du régime. La valeur du rial face au dollar dépend largement de l’état des relations avec les États-Unis, et donc des orientations stratégiques de la République islamique. Dès les premières heures, la mobilisation a dépassé la question du coût de la vie pour viser plus frontalement le régime lui-même.

Par Clément Therme, historien des relations internationales et membre du Comité de rédaction de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Les défis à relever par Nabil Al-Arabi, nouveau secrétaire général de la Ligue arabe.

Paul Balta, 14 juin 2011
Le ministre égyptien des Affaires étrangères, au nom prédestiné, Nabil Al-Arabi (l’Arabe) a été élu Secrétaire general de la Ligue arabe, le 15 mai 2011. Il y avait déjà un candidat, le Qatari Abderrahmane Al-Attiya. Toutefois, en raison des réticences de plusieurs pays, Al-Arabi a été appelé à la rescousse. Cette solution a permis à ceux qui l’ont convaincu (les militaires, le gouvernement,) de faire d’une pierre deux coups : cette fois encore, le Secrétaire général de la Ligue est un Égyptien ! Intègre, il avait rompu avec le régime d’Hosni Moubarak en 2001. Très populaire, il a fait partie, fin de janvier 2011, du Comité de trente sages, choisis par les jeunes de la place Al-Tahrir pour dialoguer avec les autorités. Diplômé en droit international de l’Université de New York, Al-Arabi, 76 ans, a été présent dans toutes les grandes négociations internationales auxquelles son pays avait participé.Nommé ministre le 6 mars, il avait, en dix semaines, énergiquement secoué la diplomatie égyptienne déclinante et sous influence américaine.

 

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Lettre d’information de l’iReMMO