Home » Dans les médias » Guerre Israël – Hamas : « On est dans une escalade terrifiante »

Guerre Israël – Hamas : « On est dans une escalade terrifiante »

Le Hamas démontre une capacité d’organisation pour mettre en place une opération de cette ampleur, ce qu’il n’avait jamais fait auparavant. Avec une mobilisation d’un nombre important de combattants, de moyens, des manœuvres de diversions, une confidentialité entretenue sur l’opération. Tout cela, le Hamas n’en avait jamais fait preuve à cette échelle. Il a fallu des mois de préparations pour une telle opération.

L’assassinat n’est pas nouveau, tous ceux que le Hamas considérait comme des collaborateurs étaient souvent liquidés lorsqu’on s’apercevait qu’ils avaient pu donner des renseignements à Israël. Les pratiques de cet ordre, pour maintenir l’unité du mouvement, on l’avait vu. Mais des prises d’otages de cette ampleur, non. C’était le plus souvent des soldats israéliens qu’ils prenaient en otage, pour négocier ensuite la libération de leurs propres prisonniers. Là, ce à quoi on a assisté sur les civils, c’est autre chose. Je n’ai jamais vu cela.

Oui, les comparaisons sont faites. Que le Hamas soit passé à une tout autre échelle, c’est absolument évident. Là où les comparaisons sont délicates, c’est que l’horreur de ce qui s’est passé samedi et dimanche s’inscrit néanmoins dans une histoire de soixante ans, voire plus. Il faut la prendre en compte. À la différence de Daech.

Agnès Levallois, vice-présidente de l’iReMMO

ÉDITO

ÉDITO

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Maroc : les leçons du scrutin législatif

Abderrahim Lamchichi
24 septembre 2007
Le premier fait marquant du scrutin législatif marocain du 7 septembre 2007 est l’annonce même de tels résultats si déconcertants, donc… parfaitement crédibles ! Ce qui accrédite la déclaration des observateurs étrangers attestant de la régularité de la consultation. Certes, à l’évidence, en cette matière, tout est relatif. Clientélisme, cooptation, notabilités locales, encadrement serré du territoire par une administration encore largement d’essence “makhzénienne”… sont des pratiques “néopatrimoniales” avérées. Mais imagine-t-on, un moment, feu Driss Basri, l’ancien ministre de l’Intérieur de Hassan II, se résoudre à publier de semblables résultats, d’où il ressort clairement que seul un électeur sur trois s’est rendu aux urnes ? C’est que le Maroc a profondément changé.

Lire la suite »
Lettre d’information de l’iReMMO