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Hezbollah-Israël: le scénario d’une guerre régionale est-il évité?

Comment empêcher l’embrasement au Proche-Orient ? C’est la question de notre Grand Angle, ce soir, après les récentes confrontations directes entre le Hezbollah et Israël… Retour au calme précaire, guerre évitée mais pour combien de temps ?

Dans le contexte de tensions accrues entre Israël et le Hezbollah au Proche-Orient, un jeu complexe de dissuasion se dessine entre l’État hébreu et l’Iran et son proxy libanais. Un équilibre fragile et difficile à pérenniser compte tenu des assassinats ciblés de membres du Hezbollah et du Hamas, des nombreuses attaques du Hezbollah sur les infrastructures miliaires israéliennes, et des pourparlers laborieux entre les deux parties. N’ayant pas d’intérêt à voir la région s’embraser davantage, l’Iran, malgré la promesse d’une vengeance après l’assassinat du numéro 2 du Hamas, Ismaël Haniyeh, ne semble pas avoir la volonté d’aller plus loin.

Netanyahu cherche à perpétuer l’état de conflit, premièrement parce qu’il est contesté au sein de son pays et par sa propre population, et qu’il risque notamment la prison en Israël, deuxièmement car il risque de se retrouver devant une Cour internationale de justice pour crimes de guerre et crimes contre l’Humanité.

Malgré un retour à la paix improbable, les négociations pourront certainement aboutir. Les discussions pour un cessez-le-feu sont en haut de l’agenda. Néanmoins, les multiples conditions imposées par Netanyahu – comme par exemple la conservation du contrôle du corridor de Philadelphie, que rejette catégoriquement les Égyptiens et les Palestiniens – viennent retarder le règlement du conflit dans la bande de Gaza.

 

Jean-Paul Chagnollaud, président de l’iReMMO.

ÉDITO

ÉDITO

L’Iran face à ses crises: anatomie d’une rupture entre l’État et la société

Depuis le 28 décembre 2025, l’Iran connaît une vague de contestation d’une ampleur et d’une intensité inédites. La révolte contre la vie chère a été, dès ses débuts, un soulèvement contre le pouvoir. Sous des mots d’ordre économiques se lisait déjà une contestation politique, tant la dégradation du quotidien est perçue comme le produit direct des choix du régime. La valeur du rial face au dollar dépend largement de l’état des relations avec les États-Unis, et donc des orientations stratégiques de la République islamique. Dès les premières heures, la mobilisation a dépassé la question du coût de la vie pour viser plus frontalement le régime lui-même.

Par Clément Therme, historien des relations internationales et membre du Comité de rédaction de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Grèce : La chasse aux fraudeurs

Christophe Chiclet, 29 novembre 2012
Depuis fin octobre, des informations sont publiées en Grèce sur les fraudeurs du fisc, de l’impôt et autres problèmes de corruption, de détournements de fonds et diverses magouilles et escroqueries. Mais les médias grecs et internationaux se sont pris les pieds dans le tapis entre deux listes, les mélangeant allègrement : la liste Lagarde des 2059 et la liste des 36 politiciens, qui dénonçaient toutes deux les fraudeurs. L’affaire de la « liste Lagarde » commence en 2008 lorsque qu’un cadre informaticien se sauve de la filiale genevoise de la banque HSBC, avec un listing de 79.000 personnes, dont 8.230 Français et 2.059 Grecs. HSBC est une banque anglo-chinoise fondée en 1865. En 2000, elle a racheté en France le CCF (Crédit commercial de France). Après un transit entre la France, le Liban, l’Espagne, l’informaticien est arrêté en Espagne, suite à un mandat d’arrêt suisse. Il y est toujours incarcéré.

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Lettre d’information de l’iReMMO