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Israël doit-il choisir entre la guerre ou les otages?

La guerre va continuer, mais la vraie question à mon avis, concerne les buts de cette guerre. Les objectifs ont été énoncés et ils renvoient à une véritable impasse stratégique, c’est-à-dire vouloir éradiquer le Hamas et établir une sorte de zone de sécurité à Gaza. Ce qui revient à dire: écraser Gaza.
Il y a une phrase d’un ministre israélien qui était tout à fait étonnante et qui a été aussitôt plus ou moins désavouée: «On va lancer une bombe atomique». Or évidemment, c’est absurde, mais en même temps c’est tout à fait logique dans l’esprit de la droite israélienne. L’objectif serait d’écraser la bande de Gaza et de faire en sorte que la population parte. Si on regarde les photos des années ’48-’49 au moment de la Nakba, on peut trouver les mêmes images aujourd’hui. C’est pour ça qu’on est dans une véritable impasse stratégique.
Même si les principaux membres du Hamas sont arrêtés ou, comme on dit avec un euphémisme, neutralisés, que va-t-il se passer après? Qu’est-ce qu’on fait? C’est ça la vraie question.

Aujourd’hui, compte tenu des acteurs de part et d’autre, on n’a aucune chance d’avoir un jour d’après qu’il soit autre chose que cette espèce de dévastation à laquelle nous assistons aujourd’hui. Autrement dit, si la communauté internationale, c’est-à-dire les États-Unis, ne s’engage pas pour revenir au politique sur le plan international, et bien il est évident qu’on ne va nulle part, on restera dans la désolation.

Les logiques du Hamas et du gouvernement israélien, nous les connaissons. Depuis maintenant 30 ans, nous avons deux extrêmes qui entretiennent cette situation mortifère. C’est pourquoi cette idée de l’engagement de la communauté internationale est importante. Difficilement on pourra imposer quelque chose parce qu’Israël n’acceptera jamais, mais on peut en tout cas pousser très fortement, et les États-Unis en ont les moyens, pour aller vers quelque chose d’autre. Il faut que de cette tragédie sorte une véritable remise en question des paradigmes habituels.

Qu’est-ce qu’on va faire immédiatement après le cessez le feu? D’où l’idée d’une force d’interposition. S’il y a pas une force d’interposition multinationale qui s’installe à Gaza, s’il y a pas quelque chose de cette nature, on n’ira nulle part.

Jean-Paul Chagnollaud, président de l’iReMMO

ÉDITO

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Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Arab popular uprisings or the arab incoming to political modernity

Burhan Ghalioun, 20 février 2011
Through more than a century and a half, the Arabs have been undoubtedly able to achieve an intellectual and cultural renaissance. They have led staunch national liberation wars, and they are still leading others in Palestine and elsewhere. They have built states or rather the structures of modern states still standing on their socles despite the interior and exterior violent tremors they have faced. They have started agricultural, industrial and scientific transformations not much different from what did other nations.

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Lettre d’information de l’iReMMO