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Israël doit-il choisir entre la guerre ou les otages?

La guerre va continuer, mais la vraie question à mon avis, concerne les buts de cette guerre. Les objectifs ont été énoncés et ils renvoient à une véritable impasse stratégique, c’est-à-dire vouloir éradiquer le Hamas et établir une sorte de zone de sécurité à Gaza. Ce qui revient à dire: écraser Gaza.
Il y a une phrase d’un ministre israélien qui était tout à fait étonnante et qui a été aussitôt plus ou moins désavouée: «On va lancer une bombe atomique». Or évidemment, c’est absurde, mais en même temps c’est tout à fait logique dans l’esprit de la droite israélienne. L’objectif serait d’écraser la bande de Gaza et de faire en sorte que la population parte. Si on regarde les photos des années ’48-’49 au moment de la Nakba, on peut trouver les mêmes images aujourd’hui. C’est pour ça qu’on est dans une véritable impasse stratégique.
Même si les principaux membres du Hamas sont arrêtés ou, comme on dit avec un euphémisme, neutralisés, que va-t-il se passer après? Qu’est-ce qu’on fait? C’est ça la vraie question.

Aujourd’hui, compte tenu des acteurs de part et d’autre, on n’a aucune chance d’avoir un jour d’après qu’il soit autre chose que cette espèce de dévastation à laquelle nous assistons aujourd’hui. Autrement dit, si la communauté internationale, c’est-à-dire les États-Unis, ne s’engage pas pour revenir au politique sur le plan international, et bien il est évident qu’on ne va nulle part, on restera dans la désolation.

Les logiques du Hamas et du gouvernement israélien, nous les connaissons. Depuis maintenant 30 ans, nous avons deux extrêmes qui entretiennent cette situation mortifère. C’est pourquoi cette idée de l’engagement de la communauté internationale est importante. Difficilement on pourra imposer quelque chose parce qu’Israël n’acceptera jamais, mais on peut en tout cas pousser très fortement, et les États-Unis en ont les moyens, pour aller vers quelque chose d’autre. Il faut que de cette tragédie sorte une véritable remise en question des paradigmes habituels.

Qu’est-ce qu’on va faire immédiatement après le cessez le feu? D’où l’idée d’une force d’interposition. S’il y a pas une force d’interposition multinationale qui s’installe à Gaza, s’il y a pas quelque chose de cette nature, on n’ira nulle part.

Jean-Paul Chagnollaud, président de l’iReMMO

ÉDITO

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Nécessité historique et politique de l’Etat palestinien

Bernard Ravenel, 20 juillet 2011

Avant d’entrer dans le vif du sujet je voudrais faire quelques remarques d’ordre général.D’abord il ne faut jamais perdre de vue la perspective historique ; nous devons nous situer dans les temps longs de l’histoire en Méditerranée ; nous situer aussi à l’échelle globale et non plus seulement régionale. C’est de cette manière qu’il faut apprécier la longue marche de la Palestine vers l’Etat-nation.
Entre 1948, date de la résolution 181 de l’ONU qui propose la création en Palestine de deux états -l’Etat juif de Palestine et l’Etat arabe de Palestine- et qui ne s’est traduit que par la proclamation de l’Etat d’Israël, et 1967, le peuple palestinien n’existe pas aux yeux du monde ; il a été éliminé géographiquement (expulsion) et historiquement.

 

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Lettre d’information de l’iReMMO