La situation ne cesse de se dégrader depuis près d’un mois au Proche-Orient. Tout a commencé, cette fois, avec des attaques meurtrières contre des Israéliens dans plusieurs villes de l’État hébreu, ce qui a poussé l’armée israélienne à un déploiement massif en Cisjordanie. Mais depuis deux jours, les choses se sont encore envenimées avec des heurts entre Palestiniens et policiers israéliens sur l’esplanade des mosquées à Jérusalem. Ces heurts interviennent en pleine Pâques juive et en plein mois du ramadan. Pourquoi la région s’enfonce-t-elle à nouveau dans la violence ? Jusqu’où peut aller cette spirale ?
L’Iran face à ses crises: anatomie d’une rupture entre l’État et la société
Depuis le 28 décembre 2025, l’Iran connaît une vague de contestation d’une ampleur et d’une intensité inédites. La révolte contre la vie chère a été, dès ses débuts, un soulèvement contre le pouvoir. Sous des mots d’ordre économiques se lisait déjà une contestation politique, tant la dégradation du quotidien est perçue comme le produit direct des choix du régime. La valeur du rial face au dollar dépend largement de l’état des relations avec les États-Unis, et donc des orientations stratégiques de la République islamique. Dès les premières heures, la mobilisation a dépassé la question du coût de la vie pour viser plus frontalement le régime lui-même.
Par Clément Therme, historien des relations internationales et membre du Comité de rédaction de Confluences Méditerranée