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Israël: «Il y a un niveau d’exaspération constant dans les Territoires occupés»

La situation ne cesse de se dégrader depuis près d’un mois au Proche-Orient. Tout a commencé, cette fois, avec des attaques meurtrières contre des Israéliens dans plusieurs villes de l’État hébreu, ce qui a poussé l’armée israélienne à un déploiement massif en Cisjordanie. Mais depuis deux jours, les choses se sont encore envenimées avec des heurts entre Palestiniens et policiers israéliens sur l’esplanade des mosquées à Jérusalem. Ces heurts interviennent en pleine Pâques juive et en plein mois du ramadan. Pourquoi la région s’enfonce-t-elle à nouveau dans la violence ? Jusqu’où peut aller cette spirale ?

Entretien par téléphone avec Jean-Paul Chagnollaud, professeur émérite de Sciences Politiques et président de l’IReMMO (Institut de recherche et d’études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient), auteur de Israël / Palestine, La défaite du vainqueur (Actes Sud).

ÉDITO

ÉDITO

Il n’y a pas de processus de paix à Gaza

La deuxième phase du plan Trump, inséré dans le droit international par la résolution 2803 du Conseil de sécurité du 17 novembre 2025, implique le désarmement du Hamas, un nouveau retrait de l’armée israélienne et l’arrivée d’une Force internationale de stabilisation (FIS). Et, plus tard, « …une fois que l’Autorité palestinienne aura scrupuleusement exécuter son  programme de réformes, les conditions seront alors peut-être réunies pour que s’ouvre un chemin crédible vers… la création d’un État palestinien. » L’idée serait donc d’avancer étape par étape pour aller « peut-être » un jour vers une solution politique. En fait, le scénario qui se met en place sur le terrain dévoile une réalité bien différente.

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Il faut aller en Tunisie : notes d’un tour dans l’Extrême-Sud (juillet 2011)

François Pouillon, 27 août 2011
Invité en Tunisie pour participer à une école doctorale organisée par un laboratoire de sciences sociales de l’université de Tunis (Diraset), j’en ai saisi l’occasion pour faire, avec de jeunes collègues, un tour dans le Sud-Est, une région que je connaissais assez bien pour y avoir enquêté dans les années 1970. J’en ai rapporté ces impressions de voyage. Encore une fois, ce voyage a été précédé de nouvelles alarmistes . Mes amis de Tunis m’engagent à la prudence : des classes dangereuses aux coupeurs de route, il n’y a qu’un pas, et on signale des poches d’insécurité dans la région de Sidi Bou Zid, épicentre de la révolution démocratique. D’autres vont commenter : il semble que cela arrangerait bien le gouvernement provisoire, en facilitant un regroupement grégaire autour de la ligne qu’il incarne. Je ne suis pourtant pas descendu au Sud par cette route des steppes : pour aller au Sud-Est, mon objectif, la nouvelle autoroute de la côte nous conduit en quelques heures à Gabès.

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Lettre d’information de l’iReMMO