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Israël: «Il y a un niveau d’exaspération constant dans les Territoires occupés»

La situation ne cesse de se dégrader depuis près d’un mois au Proche-Orient. Tout a commencé, cette fois, avec des attaques meurtrières contre des Israéliens dans plusieurs villes de l’État hébreu, ce qui a poussé l’armée israélienne à un déploiement massif en Cisjordanie. Mais depuis deux jours, les choses se sont encore envenimées avec des heurts entre Palestiniens et policiers israéliens sur l’esplanade des mosquées à Jérusalem. Ces heurts interviennent en pleine Pâques juive et en plein mois du ramadan. Pourquoi la région s’enfonce-t-elle à nouveau dans la violence ? Jusqu’où peut aller cette spirale ?

Entretien par téléphone avec Jean-Paul Chagnollaud, professeur émérite de Sciences Politiques et président de l’IReMMO (Institut de recherche et d’études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient), auteur de Israël / Palestine, La défaite du vainqueur (Actes Sud).

ÉDITO

ÉDITO

Il n’y a pas de processus de paix à Gaza

La deuxième phase du plan Trump, inséré dans le droit international par la résolution 2803 du Conseil de sécurité du 17 novembre 2025, implique le désarmement du Hamas, un nouveau retrait de l’armée israélienne et l’arrivée d’une Force internationale de stabilisation (FIS). Et, plus tard, « …une fois que l’Autorité palestinienne aura scrupuleusement exécuter son  programme de réformes, les conditions seront alors peut-être réunies pour que s’ouvre un chemin crédible vers… la création d’un État palestinien. » L’idée serait donc d’avancer étape par étape pour aller « peut-être » un jour vers une solution politique. En fait, le scénario qui se met en place sur le terrain dévoile une réalité bien différente.

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

A Gaza, c’est la paix qu’on ensevelit !

Ali Keshtgar, 22 janvier 2009
Ce qui se produit à Gaza, ce n’est évidemment pas une guerre entre deux Etats en conflit. Il y a, d’un côté, les velléités d’une population prise en otage, qui veut sauver ce qui lui reste de fierté, de l’autre une force armée jusqu’aux dents, disposant de l’artillerie la plus moderne et la plus meurtrière précisément déterminée à briser cette fierté et à imposer une humiliation perpétuelle à une population exsangue. Il faut être né à Gaza, avoir été, chez soi, dépouillé de son indépendance, avoir vécu dans la peur de la guerre, de la destruction et de la mort pour savoir comment la vie-même peut perdre son prix au point qu’on préfère l’échanger contre un instant de fierté…

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Lettre d’information de l’iReMMO