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Israël-Liban: bientôt la guerre générale?

Il semble aujourd’hui que nous ayons atteint un point de non-retour. Toute possibilité de compromis politique est gelée, tandis que le Conseil de Sécurité ne produit que des déclarations sans répercussions concrètes. Les États-Unis, seule puissance capable d’intervenir, soutiennent Israël et ne peuvent s’en détacher, surtout en période électorale.

Si Netanyahou ne parvient pas à éradiquer le Hamas entièrement, il a tout de même réussi à affaiblir l’organisation à Gaza. Il refuse toute négociation, y compris la résolution du 10 juin qui prévoyait un retrait progressif des troupes israéliennes. Un cessez-le-feu aurait permis la libération des otages et soulagé la population palestinienne, mais Israël se tourne maintenant vers le nord pour affronter le Hezbollah. La prochaine étape pourrait être une invasion du sud Liban pour établir une zone tampon entre le fleuve Litani et la frontière israélo-libanaise.

L’Autorité palestinienne, bien que décrédibilisée, reste la seule entité reconnue. Une négociation avec le Hamas pour un cessez-le-feu aurait pu ouvrir un dialogue plus large avec les Palestiniens, soutenus par la communauté internationale. Il est essentiel de revenir à la résolution du 10 juin pour garantir la sécurité des deux parties.

Le Hezbollah, autrefois une force armée redoutable, semble aujourd’hui dans une impasse : s’il reste inactif, il perd en crédibilité, mais s’il réagit en intensifiant ses attaques, Israël répliquera violemment.

L’Iran, pour des raisons internes et internationales, n’a pas intérêt à s’engager directement dans le conflit. Malgré des menaces de réaction après la mort d’Ismaël Haniyeh, l’Iran est resté en retrait, reflétant la position plus modérée de son nouveau président.

Une invasion terrestre du Liban semble possible, après les bombardements massifs visant à désorganiser le Hezbollah. Ces bombardements ont déjà fait près de 600 morts en deux jours, un bilan tragique qui pourrait s’alourdir.

Jean-Paul Chagnollaud, président de l’iReMMO.

ÉDITO

ÉDITO

L’Iran face à ses crises: anatomie d’une rupture entre l’État et la société

Depuis le 28 décembre 2025, l’Iran connaît une vague de contestation d’une ampleur et d’une intensité inédites. La révolte contre la vie chère a été, dès ses débuts, un soulèvement contre le pouvoir. Sous des mots d’ordre économiques se lisait déjà une contestation politique, tant la dégradation du quotidien est perçue comme le produit direct des choix du régime. La valeur du rial face au dollar dépend largement de l’état des relations avec les États-Unis, et donc des orientations stratégiques de la République islamique. Dès les premières heures, la mobilisation a dépassé la question du coût de la vie pour viser plus frontalement le régime lui-même.

Par Clément Therme, historien des relations internationales et membre du Comité de rédaction de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

L’abattage des élevages porcins en Egypte : pistes d’interprétation

Paula Cusi Echaniz, 4 juin 2009
La nouvelle est apparue le 29 avril dernier : le gouvernement égyptien, à la demande de l’Assemblée, ordonnait l’abattage de tout le cheptel porcin élevé sur son territoire en guise de précaution contre la grippe A (H1N1). La mesure a été très contestée car il n’y a pas eu de cas de grippe porcine recensé sur le territoire égyptien, la communauté scientifique s’accordant à dire qu’il n’existe pas de preuve de transmission du virus du porc à l’homme (le virus se transmet par voies respiratoires et uniquement d’homme à homme). De leur côté,les organisations internationales compétentes (FAO, OMS et l’OIE) ont considéré l’abattage du cheptel comme une mesure inutile contre la grippe. Il faut souligner en outre que l’Egypte est le seul pays au monde à avoir pris une telle décision.

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Lettre d’information de l’iReMMO