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La reconnaissance d’un État palestinien, levier sur le conflit?

La reconnaissance de l’État palestinien peut-elle changer quelque chose aux conditions de vie des Palestiniens ou n’est ce qu’une reconnaissance symbolique ?

Il faut distinguer les reconnaissances bilatérales et les reconnaissances plus globales. Il y a beaucoup de reconnaissances bilatérales, qui sont importantes et mêmes essentielles mais qui n’enclenchent pas un processus politique. Pour qu’il y ait un résultat important d’un point de vue diplomatique, il faut une reconnaissance de l’État de Palestine sincère dans un processus plus global. Par exemple, que les Européens reconnaissent cet État, non pas séparément, ce qui donnerait seulement une valeur symbolique forte, mais au nom de l’Europe unie.
Il y a quelques jours, les Palestiniens ont demandé à entrer comme État membre à part entière aux Nations Unis. Cette demande a été rejetée à cause du véto américain. Ils ont déjà le statut d’État non membre observateur, leur permettant de participer mais sans voter et d’être présents dans de nombreuses institutions onusiennes. Ainsi, la Palestine est membre à part entière de la Cour pénale internationale. Si la Palestine devenait un État onusien cela changerait beaucoup de choses.
Pour cela, il faudrait que le conseil de sécurité accepte la Palestine comme État à part entière. Notons qu’aujourd’hui, c’est la reconnaissance des Occidentaux qu’il manque à la Palestine.

La reconnaissance de la Palestine va-t-elle affaiblir ou renforcer le Hamas ?

C’est un faux problème. Une fois que l’État est reconnu, il faut savoir quel type de régime politique il y a et par conséquent quelles sont les forces politiques présentes dans cet État qui se veut démocratique.  Ce sera aux Palestiniens de décider qui seront les acteurs principaux et il y aura des élections à nouveau avec un régime politique dans lequel il y aura des forces politiques. Il faut bien distinguer la question de l’État, de sa reconnaissance internationale et de la réalité des forces politiques dans un État donné. Ce sont deux questions différentes. Évidemment elles sont liées mais différentes.

Jean-Paul Chagnollaud, président de l’iReMMO.

ÉDITO

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Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

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Union pour la Méditerranée : cap sur l’inconnu

Deodato Cambarau, 15 février 2008
Au départ formulée comme un ballon d’essai marketing dans une campagne électorale marquée du sceau de la communication, l’initiative proposée par Nicolas Sarkozy de créer une « Union méditerranéenne » s’est peu à peu retrouvée exposée à la réalité de ses nouvelles fonctions et des attentes considérables exprimées dans cette région pour que le débat politique soit rénové. Le discours de Toulon du 7 février 2007, date à laquelle remonte la première énonciation du projet, a non seulement donné une orientation méditerranéenne aux objectifs de politique étrangère du candidat Nicolas Sarkozy, mais simultanément provoqué une multitude de réactions passionnées et controversées sur la valeur ajoutée potentielle de cette hypothétique Union méditerranéenne.

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Lettre d’information de l’iReMMO