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La Syrie, membre à nouveau de la Ligue arabe

L’arrivée du tremblement de terre a été un accélérateur pour certains pays arabes qui voulaient reprendre le dialogue avec Damas, ils ont profité de cette occasion pour apporter une aide humanitaire et pour cela discuter avec le régime afin de ne pas perdre la face. L’Arabie saoudite ne voulait pas perdre la face après avoir soutenu l’opposition pendant des années et après avoir utilisé des termes durs à l’égard d’Assad. Effectivement, cela a été une bonne occasion de concrétiser ce rapprochement.

L’Arabie saoudite, sous l’impulsion de son prince héritier Mohammed Ben Salman, entend jouer un rôle déterminant sur la scène politique régionale, il entend être le leader de la politique régionale arabe, et veut apparaître comme celui qui est capable de régler les problèmes de la région, que ce soit au Yémen ou en Syrie, donc ce rapprochement avec Damas s’inscrit dans ce contexte là. Une normalisation a aussi été entreprise entre Riyad et Téhéran, et on sait que l’Iran soutient le régime d’Assad depuis toujours, et cela permet à l’Arabie Saoudite de limiter l’influence iranienne en Syrie, considérant que la Syrie est un pays arabe et qu’elle doit rejoindre le giron de la ligue arabe.

Je suis assez sceptique sur la capacité d’Assad à respecter cet engagement pris vis-à-vis des pays du golfe concernant le captagon. Aujourd’hui, le captagon est la première ressource de l’État syrien qui est devenu un narco-État.

Le trafic du captagon est géré par le frère de Bachar Al-Assad qui lui donne des moyens financiers considérables pour entretenir sa brigade la plus efficace en termes de répression, et qui lui permet aussi de financer des milices. La deuxième destination de ce captagon est l’Europe, donc il va aussi falloir au niveau européen être très vigilant sur ce qui va se passer.”

Aujourd’hui, Assad contrôle environ 70% du territoire, la région nord-est contrôlée par les Kurdes lui échappe puisque c’est une région autonome, et nous avons la poche de Idlib au nord de Damas et au Sud d’Alep, pas très loin de la frontière avec la Turquie, où là ont été mis tous les opposants au régime, parmi lesquels se trouvent des islamistes radicaux et aussi une grande part de population civile. On estime qu’il y a au moins trois millions de personnes dans cette zone qui échappe au régime et qui est encerclée par des postes de contrôle gardés par des Turcs.

Agnès Levallois, vice-présidente de l’iReMMO

ÉDITO

ÉDITO

Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Les défis à relever par Nabil Al-Arabi, nouveau secrétaire général de la Ligue arabe.

Paul Balta, 14 juin 2011
Le ministre égyptien des Affaires étrangères, au nom prédestiné, Nabil Al-Arabi (l’Arabe) a été élu Secrétaire general de la Ligue arabe, le 15 mai 2011. Il y avait déjà un candidat, le Qatari Abderrahmane Al-Attiya. Toutefois, en raison des réticences de plusieurs pays, Al-Arabi a été appelé à la rescousse. Cette solution a permis à ceux qui l’ont convaincu (les militaires, le gouvernement,) de faire d’une pierre deux coups : cette fois encore, le Secrétaire général de la Ligue est un Égyptien ! Intègre, il avait rompu avec le régime d’Hosni Moubarak en 2001. Très populaire, il a fait partie, fin de janvier 2011, du Comité de trente sages, choisis par les jeunes de la place Al-Tahrir pour dialoguer avec les autorités. Diplômé en droit international de l’Université de New York, Al-Arabi, 76 ans, a été présent dans toutes les grandes négociations internationales auxquelles son pays avait participé.Nommé ministre le 6 mars, il avait, en dix semaines, énergiquement secoué la diplomatie égyptienne déclinante et sous influence américaine.

 

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Lettre d’information de l’iReMMO