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La Syrie, membre à nouveau de la Ligue arabe

L’arrivée du tremblement de terre a été un accélérateur pour certains pays arabes qui voulaient reprendre le dialogue avec Damas, ils ont profité de cette occasion pour apporter une aide humanitaire et pour cela discuter avec le régime afin de ne pas perdre la face. L’Arabie saoudite ne voulait pas perdre la face après avoir soutenu l’opposition pendant des années et après avoir utilisé des termes durs à l’égard d’Assad. Effectivement, cela a été une bonne occasion de concrétiser ce rapprochement.

L’Arabie saoudite, sous l’impulsion de son prince héritier Mohammed Ben Salman, entend jouer un rôle déterminant sur la scène politique régionale, il entend être le leader de la politique régionale arabe, et veut apparaître comme celui qui est capable de régler les problèmes de la région, que ce soit au Yémen ou en Syrie, donc ce rapprochement avec Damas s’inscrit dans ce contexte là. Une normalisation a aussi été entreprise entre Riyad et Téhéran, et on sait que l’Iran soutient le régime d’Assad depuis toujours, et cela permet à l’Arabie Saoudite de limiter l’influence iranienne en Syrie, considérant que la Syrie est un pays arabe et qu’elle doit rejoindre le giron de la ligue arabe.

Je suis assez sceptique sur la capacité d’Assad à respecter cet engagement pris vis-à-vis des pays du golfe concernant le captagon. Aujourd’hui, le captagon est la première ressource de l’État syrien qui est devenu un narco-État.

Le trafic du captagon est géré par le frère de Bachar Al-Assad qui lui donne des moyens financiers considérables pour entretenir sa brigade la plus efficace en termes de répression, et qui lui permet aussi de financer des milices. La deuxième destination de ce captagon est l’Europe, donc il va aussi falloir au niveau européen être très vigilant sur ce qui va se passer.”

Aujourd’hui, Assad contrôle environ 70% du territoire, la région nord-est contrôlée par les Kurdes lui échappe puisque c’est une région autonome, et nous avons la poche de Idlib au nord de Damas et au Sud d’Alep, pas très loin de la frontière avec la Turquie, où là ont été mis tous les opposants au régime, parmi lesquels se trouvent des islamistes radicaux et aussi une grande part de population civile. On estime qu’il y a au moins trois millions de personnes dans cette zone qui échappe au régime et qui est encerclée par des postes de contrôle gardés par des Turcs.

Agnès Levallois, vice-présidente de l’iReMMO

ÉDITO

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

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Trafics d’armes dans les Balkans : Nouvelles révélations

Christophe Chiclet, 6 août 2012
De juin 1991 à août 2001, les conflits dans l’espace ex-yougoslave n’ont jamais cessé. Les informations sur les trafics d’armes, de drogue et autre ont souvent fait la une de la presse spécialisée. On croyait presque tout savoir, surtout après l’arrestation de criminels de guerre serbes, croates, bosniaques et albanais. Mais en décembre 2011, un journaliste slovène, Blaz Zgaga a fait de nouvelles révélations fracassantes. Lors du déclenchement des guerres yougoslaves en juin-juillet 1991, l’opinion publique européenne a découvert des scènes de guerre inconnue depuis 1945 sur le vieux continent. La JNA (Armée nationale yougoslave), contrôlée par les Serbes étaient largement équipée. Mais après 1968, et l’intervention soviétique en Tchécoslovaquie, Josip Broz Tito a craint une intervention de Moscou en Yougoslavie. Il a donc mis en place les défenses territoriales dans chaque République de la Fédération socialiste. Des arsenaux ont ainsi été cachés en Slovénie, Croatie, Bosnie, Macédoine… A l’été 1991, les indépendantistes slovènes, au départ pacifistes, ont pioché dans ces arsenaux de la défense territoriale pour faire reculer la JNA.

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Lettre d’information de l’iReMMO