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L’avion arrive de Tel Aviv, la foule attaque l’aéroport

« Ce sera une guerre longue et difficile ». C’est en ces termes que le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a commenté samedi la « seconde étape de la guerre à Gaza ». Celle-ci a débuté avec l’intensification des bombardements de l’armée israélienne, qui est maintenant entrée en territoire palestinien pour une « opération terrestre ». Gaza-ville est donc un champ de bataille, et la situation humanitaire est catastrophique. Les civils gazaouis ont été priés de partir vers le sud tandis que les appels pour acheminer davantage d’aides dans l’enclave se multiplient. Le président américain Joe Biden a réclamé que cette aide « soit augmenté considérablement et immédiatement » et la cour pénale internationale prévient Israël qu’empêcher l’acheminement de l’aide humanitaire peut constituer un crime.

Pendant ce temps, en Russie, une foule hostile à Israël a envahi hier un aéroport du Daghestan à l’annonce de l’arrivée d’un vol en provenance de l’État hébreu. « Plus de 150 participants ont été identifiés » a rapporté le ministère de l’Intérieur russe ce matin, tandis que Vladimir Poutine compte bien tirer parti de cette crise au Proche-Orient, qui détourne l’attention de la guerre en Ukraine et nourrit le ressentiment contre les Occidentaux. La semaine dernière, le chef du Kremlin a même reçu une délégation du Hamas à Moscou.

De son côté, le président turc Recep Tayyip Erdogan semble avoir choisi son camp en accusant les Occidentaux d’être « les principaux responsables des massacres à Gaza ». A l’occasion d’un meeting de soutien à la Palestine, il a ajouté qu’ « Israël n’est qu’un pion que les Occidentaux pourront sacrifier le moment venu.Parce qu’Israël ne peut rien faire sans eux ». Des propos qui n’ont pas manqué de déplaire au gouvernement israélien, qui a rappelé ses diplomates en Turquie.

Alors, combien de temps peut durer la guerre à Gaza ? Faut-il redouter une montée de l’antisémitisme ? Pourquoi Erdogan est-il si offensif envers Israël ?

Agnès Levallois, vice-présidente de l’iReMMO

ÉDITO

ÉDITO

L’Iran face à ses crises: anatomie d’une rupture entre l’État et la société

Depuis le 28 décembre 2025, l’Iran connaît une vague de contestation d’une ampleur et d’une intensité inédites. La révolte contre la vie chère a été, dès ses débuts, un soulèvement contre le pouvoir. Sous des mots d’ordre économiques se lisait déjà une contestation politique, tant la dégradation du quotidien est perçue comme le produit direct des choix du régime. La valeur du rial face au dollar dépend largement de l’état des relations avec les États-Unis, et donc des orientations stratégiques de la République islamique. Dès les premières heures, la mobilisation a dépassé la question du coût de la vie pour viser plus frontalement le régime lui-même.

Par Clément Therme, historien des relations internationales et membre du Comité de rédaction de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Révoltes arabes

Jean-Paul Chagnollaud, 1er juillet 2011
En quelques semaines, des leaders que la veille encore on pouvait croire inamovibles ont brutalement disparu de la scène politique au grand soulagement de leur peuple. Beaucoup ont alors espéré que cette vague de fond allait se propager dans tout le monde arabe avec des résultats similaires. Que le désormais fameux « dégage ! » allait être opérationnel du Maghreb au Machrek. Il a fallu bien vite se rendre à l’évidence. Si partout on a vu surgir ce même élan populaire, il ne pouvait pas avoir partout la même force ni le même ancrage. D’où aujourd’hui des situations très contrastées entre, par exemple, le Maroc où le roi vient de prononcer un discours annonçant une grande réforme constitutionnelle et la Syrie où Bachar el Assad paraît bien décidé à réprimer par la violence la plus extrême tous ceux qui osent le défier.

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Lettre d’information de l’iReMMO