L’annonce de la fin de la gouvernance du Hamas à Gaza ne devrait pas entraîner de changement immédiat pour la population. En amont, les leviers essentiels, notamment l’aide humanitaire, restent largement contrôlés par Israël.
Ce retrait ouvre théoriquement la voie au Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), prévu dans le plan américain. Mais sa mise en place reste incertaine : Israël refuse pour l’instant que cette instance puisse entrer sur le territoire.
Sur le terrain, malgré son retrait politique, le Hamas reste présent à travers les structures existantes et les milliers de fonctionnaires qui assurent le fonctionnement quotidien, dans un contexte déjà fragilisé par les restrictions imposées aux organisations internationales, notamment l’UNRWA.
Sur le plan sécuritaire, la situation demeure bloquée. Le Hamas n’envisage pas un désarmement complet mais évoque un possible “dépôt” des armes sous conditions. De son côté, Israël conditionne toute avancée à une démilitarisation totale et poursuit un objectif de contrôle accru du territoire.
Dans ce contexte, les perspectives d’évolution restent limitées. L’absence de consensus international, notamment sur l’envoi d’une force de stabilisation, et la poursuite d’objectifs divergents sur le terrain maintiennent une situation d’impasse.
L’annonce de la fin de la gouvernance du Hamas à Gaza ne devrait pas entraîner de changement immédiat pour la population