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Le Hamas peut-il perdre son emprise sur Gaza?

L’offensive israélienne continue de s’étendre à Gaza, quinze jours après la fin de la trêve. Plus de 50.000 personnes ont été tuées en 18 mois de guerre, selon les autorités locales. Et les habitants commencent à exprimer leur rejet du Hamas au pouvoir dans l’enclave : ainsi plusieurs centaines de personnes ont récemment manifesté et affiché des slogans hostiles au mouvement islamiste. Une mobilisation qui fait écho à l’appel du porte-parole du Fatah à un départ du Hamas de Gaza.

On n’est plus aujourd’hui dans une guerre comme ça était dans les premières semaines mais dans autre chose où le Hamas est un élément parmi d’autres. Ce qui est fondamental sont les déclarations du ministre de la défense qu’il faut s’emparer de «larges zones» et de Netanyahou qui dit qu’il faut appliquer le plan de Trump. Il s’agit_t alors d’un nettoyage ethnique, de se débarrasser de la population de Gaza en la chassant. C’était le cas dans le Nord et au milieu de Gaza et dans des quartiers vastes à Rafah, et en Cisjordanie où 40 000 personnes étaient expulsés et déportés des camps de Jénine et de Nablus ce qui inquiète les autorités jordaniennes. Cela montre ce que veut le gouvernement israélien au point d’avoir mis mis en place une administration de l’immigration volontaire, un bel euphémisme pour faire en sorte que les Gazaouis partent. Où vont-ils aller ? On les regroupe manifestement dans certaines zones car d’autres seront complètement vidées de la population et de facto annexées par  les israéliens.
Aux États-Unis, il n’ y a pas de réactions car le gouvernement a annoncé l’idée qu’il y aurait une épuration ethnique, mais en Europe on est encore à des réflexions très vagues sans se rendre compte de ce processus.

Jean-Paul Chagnollaud, président de l’iReMMO.

ÉDITO

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Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Syria : the limits of external influence

Barah Mikaïl, 14 juin 2011
When the winds of change started blowing through the Middle East in December 2010, analysts were quick to predict that Syria would not succumb to the wave of popular protests. Syrian President Bashar al-Assad claimed that his country was exempt from the factors driving other protests. Yet contrary to most predictions, the Syrian population has voiced it desire for change. The potential for farreaching reform now exists. While the EU must stand ready to help, however, it is unlikely to play a primary role in ushering in political liberalisation. This is because of the structural nature of the Syrian regime, the country’s place in the regional context and ongoing difficulties in Libya. The EU reaction to Syria’s protests has been ad hoc and uncertain, and European governments could certainly do more. But Syria may show the limits to what kind of impact can be expected of European support for democratic reform.

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Lettre d’information de l’iReMMO