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Le plan israélien pour l’après-guerre à Gaza «ressemble beaucoup au jour d’hier»

Je crois que c’est un débat qui a pris corps partout, en particulier dans les chancelleries aux Etats-Unis, en France, et donc il est important que les Israéliens donnent également leur point de vue. Ce “jour d’après” n’est pas surprenant, il ressemble aux jours d’hier. Il consiste à dire qu’ils vont rester sur le plan militaire et réoccuper, ou du moins contrôler la bande de Gaza sans qu’il y est du tout de perspective politique globale et avec surtout cette idée qu’on sépare le destin de Gaza de celui de la Cisjordanie et de Jérusalem-est. C’est façon, évidemment de couper court à toutes les propositions qui sont faites y compris à Washington sur l’idée qu’il faudrait se diriger vers une solution qui serait fondée sur les deux-États. 

En effet, il y a pas mal de gens en Israël, en tout cas les colons qui s’y trouvaient avant 2005, puis d’autres forces politiques de droite et d’extrême-droite qui voudrait que les colons reviennent. Les Israéliens viennent de le dire par la voie de leur ministre de la Défense, qu’il n’en est pas question. En même temps il y a d’autres positions qui sont très fortement débattues derrière cette déclaration quelque chose qui est très important c’est l’idée de vouloir vider Gaza.

 Jean-Paul Chagnollaud, président de l’iReMMO

ÉDITO

ÉDITO

L’Iran face à ses crises: anatomie d’une rupture entre l’État et la société

Depuis le 28 décembre 2025, l’Iran connaît une vague de contestation d’une ampleur et d’une intensité inédites. La révolte contre la vie chère a été, dès ses débuts, un soulèvement contre le pouvoir. Sous des mots d’ordre économiques se lisait déjà une contestation politique, tant la dégradation du quotidien est perçue comme le produit direct des choix du régime. La valeur du rial face au dollar dépend largement de l’état des relations avec les États-Unis, et donc des orientations stratégiques de la République islamique. Dès les premières heures, la mobilisation a dépassé la question du coût de la vie pour viser plus frontalement le régime lui-même.

Par Clément Therme, historien des relations internationales et membre du Comité de rédaction de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Pour un « accord de solidarité » entre l’Union européenne et la Tunisie

Jean-François Coustillière, 29 avril 2011
Jean-François Coustillière écrit – L’Union européenne doit imaginer un objectif ou un horizon réellement séduisant qui puisse mobiliser non seulement les décideurs mais aussi les populations en Tunisie. La Tunisie a connu une révolution qui se traduit aujourd’hui par un processus de reconstruction de l’Etat sur de nouvelles bases différentes avec le souci d’améliorer la qualité de la gouvernance et celle de la participation du peuple à la conduite des affaires nationales. D’autres pays du pourtour méditerranéen connaissent des révoltes également motivées, le plus souvent, par la dégradation des conditions de vie des populations, et plus particulièrement un déficit considérable d’offres d’emplois. Ces événements connaissent des développements très différents allant de la guerre civile, comme en Libye, à un raidissement politico-social conservateur, comme en Syrie, ou à l’amorce de modernisation comme en Egypte, voire au Maroc. Seule la Tunisie est engagée dans un véritable processus de reconstruction fondamentale.

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Lettre d’information de l’iReMMO