Le plan israélien pour l’après-guerre à Gaza «ressemble beaucoup au jour d’hier»

Je crois que c’est un débat qui a pris corps partout, en particulier dans les chancelleries aux Etats-Unis, en France, et donc il est important que les Israéliens donnent également leur point de vue. Ce “jour d’après” n’est pas surprenant, il ressemble aux jours d’hier. Il consiste à dire qu’ils vont rester sur le plan militaire et réoccuper, ou du moins contrôler la bande de Gaza sans qu’il y est du tout de perspective politique globale et avec surtout cette idée qu’on sépare le destin de Gaza de celui de la Cisjordanie et de Jérusalem-est. C’est façon, évidemment de couper court à toutes les propositions qui sont faites y compris à Washington sur l’idée qu’il faudrait se diriger vers une solution qui serait fondée sur les deux-États. 

En effet, il y a pas mal de gens en Israël, en tout cas les colons qui s’y trouvaient avant 2005, puis d’autres forces politiques de droite et d’extrême-droite qui voudrait que les colons reviennent. Les Israéliens viennent de le dire par la voie de leur ministre de la Défense, qu’il n’en est pas question. En même temps il y a d’autres positions qui sont très fortement débattues derrière cette déclaration quelque chose qui est très important c’est l’idée de vouloir vider Gaza.

 Jean-Paul Chagnollaud, président de l’iReMMO

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[TRIBUNE] Affamer la population, la nouvelle stratégie de Bachar al-Assad

Alors que la communauté internationale reste suspendue à la date de la conférence de Genève, un drame humanitaire d’une rare ampleur menace les populations syriennes. De Yarmouk, vaste camp palestinien au Sud de Damas, de Mouadamiya, banlieue de la capitale et de la Ghouta du centre historique de Homs, les mêmes échos et images parviennent – rarement – vers l’extérieur : des corps de femmes, d’enfants et d’hommes décharnés qui rappellent les famines africaines des années 80 ou encore, ces corps sortant des ghettos de la Seconde Guerre mondiale. La communauté internationale crie-t-elle au scandale ? Exige-t-elle une réaction ? Non, le silence se fait lourd. Ces famines à répétition sont-elles le fait de la désorganisation des circuits économiques, résultant de la guerre civile ? Non. Elles appartiennent à un ensemble de dispositifs de répression utilisés de longue date par le régime, autre versant de ses moyens de répression.

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