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Les attaques de colons, l’autre guerre contre les Palestiniens

Depuis la création de l’État d’Israël, la colonisation est permanente et s’est accentuée depuis le 7 octobre. Le monde a les yeux rivés sur Gaza ce qui laisse le champ libre aux colons en Cisjordanie. Ces colons sont soutenus par le gouvernement de Netanyahu, certains ministres sont même leurs représentants.  

Les colons n’affrontant aucune opposition, peuvent se permettre de s’en prendre physiquement aux Palestiniens mais aussi aux récoltes d’olives, coeur de l’économie palestinienne. Environ 8000 oliviers ont été récemment détruits par les colons. La destruction est tout d’abord utilisée comme un moyen de terroriser la population mais également de forcer le départ des palestiniens n’ayant plus aucun moyen de subsistance. 

Avant la présence du gouvernement d’extrême droite israélien, quelques organisations israéliennes tentaient des actions en justice afin de condamner ces actions. Depuis la présence de Benjamin Smotrich et Itamar Ben Gvir, tout a changé. Ces actions violentes, auxquelles participe parfois l’armée, sont totalement impunies.

La raison de cette impunité s’explique par l’idéologie du gouvernement israélien qui considère les Palestiniens comme des colons sur des terres juives. Dans la poursuite de cette logique, Benjamin Smotrich et Itamar Ben Gvir ont armé des colons qu’ils considéraient en danger. Les colons armés servent la politique du gouvernement israélien qui considère impossible la création d’un État palestinien faisant de fait des palestiniens un groupe à expulser en Jordanie notamment.

La situation catastrophique à Gaza fait malheureusement passer la situation en Cisjordanie au second plan et la communauté internationale, s’il en existe encore une, est tétanisée. Seule limite l’Arabie saoudite s’est exprimée, estimant que l’annexion formelle de la Cisjordanie serait une ligne rouge. Ces mots n’ont cependant pas été accompagnés d’actes. 

Malgré le fort sentiment d’abandon, les palestiniens tentent de résister comme ils le peuvent mais le rapport de force est largement déséquilibré. L’autorité palestinienne, censée les défendre, ne peut agir et est muselée par Israël.Selon Human Rigths Watch, en janvier et février dernier, 32000 palestiniens de trois camps de réfugiés ont subi un déplacement forcé. L’objectif du gouvernement israélien est clair: rendre la vie des palestiniens invivable. 

Agnès Levallois

ÉDITO

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

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Il faut aller en Tunisie : notes d’un tour dans l’Extrême-Sud (juillet 2011)

François Pouillon, 27 août 2011
Invité en Tunisie pour participer à une école doctorale organisée par un laboratoire de sciences sociales de l’université de Tunis (Diraset), j’en ai saisi l’occasion pour faire, avec de jeunes collègues, un tour dans le Sud-Est, une région que je connaissais assez bien pour y avoir enquêté dans les années 1970. J’en ai rapporté ces impressions de voyage. Encore une fois, ce voyage a été précédé de nouvelles alarmistes . Mes amis de Tunis m’engagent à la prudence : des classes dangereuses aux coupeurs de route, il n’y a qu’un pas, et on signale des poches d’insécurité dans la région de Sidi Bou Zid, épicentre de la révolution démocratique. D’autres vont commenter : il semble que cela arrangerait bien le gouvernement provisoire, en facilitant un regroupement grégaire autour de la ligne qu’il incarne. Je ne suis pourtant pas descendu au Sud par cette route des steppes : pour aller au Sud-Est, mon objectif, la nouvelle autoroute de la côte nous conduit en quelques heures à Gabès.

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Lettre d’information de l’iReMMO