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L’État de Palestine reconnu par trois pays européens: qu’est-ce que cela implique?

Reconnaître un État implique de renforcer ses relations bilatérales, par exemple d’établir une ambassade ou un consulat, ou encore d’accorder une immunité diplomatique à sa délégation. Au niveau politique, ces pays occidentaux disent enfin, en raison de tout ce qui a pu se passer dans la région, qu’il est nécessaire d’arriver à une solution politique pour mettre fin à cette guerre, en imaginant le jour d’après.

Il s’agit donc d’un outil diplomatique pour mettre en place la seule réponse possible au conflit, selon les trois pays : une solution à deux États. La reconnaissance d’un État palestinien est la pierre angulaire sur laquelle la paix doit être bâtie, comme l’a affirmé le Premier ministre irlandais ce mercredi. Aujourd’hui, nous disons que nous reconnaissons l’État d’Israël, nous reconnaissons son droit à exister en paix et en sécurité dans des frontières reconnues internationalement, et reconnaître l’État de Palestine envoie le message qu’il y a une alternative viable au nihilisme du Hamas. Il s’agit d’un pas en avant très important aujourd’hui pour l’Europe, puisque ces trois reconnaissances renforcent la visibilité du peuple palestinien au coeur de l’espace géopolitique occidental. Un espace qui leur est d’habitude plutôt hostile, car historiquement allié avec Israël. Elles envoient un autre message important : l’unanimisme du bloc occidental est fissuré.

La France a des positions claires, mais semblent toutefois dans la réserve quand il s’agit de reconnaître l’État palestinien, sans doute en raison de pressions de ses alliés américains ou par peur des réactions de certains partis politiques.

Jean-Paul Chagnollaud, présidentn de l’iReMMO.

ÉDITO

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Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Iran : Pourquoi la révolution ? Trente ans après, où en est-on ?

Ali Keshtgar, 28 février 2009
La révolution de 1979 était-elle inévitable ? Il est de notre devoir de répondre à cette question car les enfants de ceux qui ont participé à la révolution et qui ont vécu toute leur vie sous la République islamique demandent sans cesse à leurs aînés : Pourquoi avez-vous fait la révolution ? Vous viviez sous un régime despotique qui, au moins, était moderne alors que la République islamique, elle, nous impose des lois encore plus arriérées. Pour ma part, après une vie passée à m’interroger sur les causes de cette révolution à laquelle j’ai participé, je réfute les thèses selon lesquelles la révolution est le simple résultat de l’action de la gauche ou du clergé radical sous la direction de Khomeini ou la conséquence de l’intervention étrangère ou encore des erreurs de Carter. La révolution de 1979 est un immense séisme dont les prémisses remontent à au moins trente ans ou même un siècle avant son déclenchement.

 

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Lettre d’information de l’iReMMO