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Liban: le défi du désarmement du Hezbollah

La poursuite des bombardements israéliens presque quotidiens sur le territoire libanais renforce la position du Hezbollah, qui voit dans cette agression une justification permanente à son maintien des armes. L’argument de la «résistance» demeure ainsi central dans son discours, d’autant que Tel Aviv ne respecte pas les termes du cessez-le-feu en vigueur.
Sur le plan intérieur, l’arrivée d’un nouveau président et d’un gouvernement offrait une opportunité pour une reprise en main de l’État. Toutefois, plusieurs obstacles majeurs persistent. Le Hezbollah s’oppose fermement à toute remise en cause de sa puissance militaire, tandis que le financement iranien continue d’affluer. Cependant, l’Iran, très affaibli économiquement et soucieux d’éviter une nouvelle confrontation directe avec Israël, adopte aujourd’hui une posture plus prudente et ne peut plus soutenir le Hezbollah avec la même ampleur qu’auparavant.
La communauté internationale, notamment les États-Unis, la France et l’Arabie saoudite, fait pression sur l’armée libanaise pour qu’elle retrouve son rôle central dans la sécurité nationale. Mais sans un désarmement effectif du Hezbollah, les aides économiques substantielles et les réformes bancaires indispensables restent bloquées. L’armée libanaise souhaite agir, mais elle manque encore des moyens nécessaires pour imposer sa souveraineté.
L’un des principaux obstacles à toute évolution dans la situation libanaise est le comportement décomplexé d’Israël, qui agit librement sur le territoire libanais sans contrainte, compromettant la capacité du nouveau gouvernement à appliquer la feuille de route visant au désarmement du Hezbollah. Tant que la pression militaire israélienne se maintiendra, les positions resteront figées, et le risque d’escalade demeurera élevé

ÉDITO

ÉDITO

L’Iran face à ses crises: anatomie d’une rupture entre l’État et la société

Depuis le 28 décembre 2025, l’Iran connaît une vague de contestation d’une ampleur et d’une intensité inédites. La révolte contre la vie chère a été, dès ses débuts, un soulèvement contre le pouvoir. Sous des mots d’ordre économiques se lisait déjà une contestation politique, tant la dégradation du quotidien est perçue comme le produit direct des choix du régime. La valeur du rial face au dollar dépend largement de l’état des relations avec les États-Unis, et donc des orientations stratégiques de la République islamique. Dès les premières heures, la mobilisation a dépassé la question du coût de la vie pour viser plus frontalement le régime lui-même.

Par Clément Therme, historien des relations internationales et membre du Comité de rédaction de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

La Tunisie : effet domino ou effet repoussoir ?

Bichara Khader, 2 février 2011
Depuis quelques semaines, les immolations ou les tentatives d’immolation se multiplient dans le monde arabe, du Yémen dans la Péninsule arabique à l’Est à la Mauritanie à l’Ouest. On connaissait déjà le phénomène « kamikaze » par lequel quelqu’un se donne la mort en tuant. Mais l’immolation de protestation est un phénomène inédit dans les pays arabes. Dépourvu de toute signification « religieuse » ou  » sacrificielle », le geste se veut plutôt une prise de parole, un acte posé pour dire  » assez » ou pour dire  » non ». Il ne peut être dés lors apparenté à une forme de  » djihad » pour une quelconque « cause », ni, à fortiori, à un simple « suicide ».

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Lettre d’information de l’iReMMO