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Libération d’otages par le Hamas: « d’autres vont pouvoir être libérés »

Le fait que ces trois enfants soient libérés est vraiment quelque chose de très important. Puisque c’est à la demande des autorités françaises, le président de la République a exprimé à plusieurs reprises le souhait de s’occuper vraiment de ce dossier et de montrer qu’il était à la manœuvre. De ce point de vue, c’est extrêmement important. Ce qui est surtout, je crois, au-delà évidemment de la joie de ces familles qui se retrouvent, ce qui est très important, c’est la prolongation de la trêve. Et ça, pour moi, c’est quand même un élément très significatif qu’il faut souligner ce soir, puisque ça veut dire qu’on peut imaginer que d’autres otages vont pouvoir être libérés dans ce cadre-là. Ça permet aussi à l’aide humanitaire de continuer à rentrer dans Gaza et de répondre aux besoins les plus élémentaires, même si on sait que c’est encore largement insuffisant par rapport aux besoins. Mais c’est quand même un tout petit réconfort pour la population de Gaza.

Et aussi, une assez bonne, même très bonne coordination avec le Qatar. Puisque je rappelle quand même que le Qatar abrite la première base américaine dans la région au Moyen-Orient, et donc il y a des relations très fortes entre Washington et Doha. Là, il y a vraiment une coordination aussi entre les États-Unis, qui ont exercé des pressions sur le gouvernement israélien pour amener Netanyahu à accepter de négocier, et de demander au Qatar de faire sa partie du job, si je puis dire, en ayant cette négociation avec le Hamas, permettant justement cette issue de libération d’otages et de prisonniers palestiniens libérés.

Dans ces négociations, chacun a son rôle. Dans ce genre d’opération, qui est extrêmement minutieuse, le moindre élément peut faire dérailler le processus. On voit bien que le Qatar, qui a la possibilité de négocier aussi bien avec le Hamas qu’avec Israël, joue complètement sa partie. Mais il est accompagné par les Américains qui peuvent véritablement exercer des pressions sur Israël. N’oublions pas les Égyptiens. Même si leur rôle a été moindre dans cette négociation, cela ne veut pas dire qu’ils ne sont pas présents. Ils négocient avec le Hamas depuis des années, et ils ont d’autant plus intérêt à négocier et à travailler avec le Hamas, qu’ils n’ont pas du tout envie que le Hamas déborde dans les frontières du territoire égyptien, ou de voir arriver des milliers de réfugiés. C’est vraiment un jeu de répartition des rôles et qui permet effectivement une issue heureuse. Mais il faut que chacun ait sa place pour arriver à la libération des otages.

Agnès Levallois, vice-présidente de l’iReMMO

ÉDITO

ÉDITO

L’Iran face à ses crises: anatomie d’une rupture entre l’État et la société

Depuis le 28 décembre 2025, l’Iran connaît une vague de contestation d’une ampleur et d’une intensité inédites. La révolte contre la vie chère a été, dès ses débuts, un soulèvement contre le pouvoir. Sous des mots d’ordre économiques se lisait déjà une contestation politique, tant la dégradation du quotidien est perçue comme le produit direct des choix du régime. La valeur du rial face au dollar dépend largement de l’état des relations avec les États-Unis, et donc des orientations stratégiques de la République islamique. Dès les premières heures, la mobilisation a dépassé la question du coût de la vie pour viser plus frontalement le régime lui-même.

Par Clément Therme, historien des relations internationales et membre du Comité de rédaction de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Révoltes arabes

Jean-Paul Chagnollaud, 1er juillet 2011
En quelques semaines, des leaders que la veille encore on pouvait croire inamovibles ont brutalement disparu de la scène politique au grand soulagement de leur peuple. Beaucoup ont alors espéré que cette vague de fond allait se propager dans tout le monde arabe avec des résultats similaires. Que le désormais fameux « dégage ! » allait être opérationnel du Maghreb au Machrek. Il a fallu bien vite se rendre à l’évidence. Si partout on a vu surgir ce même élan populaire, il ne pouvait pas avoir partout la même force ni le même ancrage. D’où aujourd’hui des situations très contrastées entre, par exemple, le Maroc où le roi vient de prononcer un discours annonçant une grande réforme constitutionnelle et la Syrie où Bachar el Assad paraît bien décidé à réprimer par la violence la plus extrême tous ceux qui osent le défier.

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Lettre d’information de l’iReMMO