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Netanyahou sera-t-il jugé devant la CPI ?

La Cour pénale internationale (CPI) fait son travail. Karim Khan le dit à la fin de son discours, “toutes les vies se valent”, par conséquent tout crime relevant de la compétence de la Cour rend légitime la démarche de demande d’un mandat d’arrêt à l’encontre d’un responsable, quel qu’il soit. C’est un moment charnière pour la CPI et la scène internationale. Selon la réponse donnée, l’institution elle-même en ressortira renforcée ou fragilisée.

 

La simultanéité des demandes de mandats d’arrêts à l’encontre de dirigeants du Hamas et de dirigeants israéliens fait polémique. S’agit-il d’une démarche politique ? Au fond, il y avait deux solutions, mettre en même temps les deux procédures en marche ou commencer par l’une et poursuivre par l’autre. La deuxième option aurait aussi suscité l’indignation. Malgré les réactions actuelles, ce choix semble le moins pire. L’essentiel reste qu’un crime de guerre est un crime de guerre et que toutes les vies se valent, en ce sens, la décision d’annonces simultanées reste en alignement avec le rôle de la Cour.

Par ailleurs, politiquement, il est impossible que les dirigeants israéliens soient jugés pour des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité en raison du bloc soudé au pouvoir actuellement en Israël.

Le soutien français est important et marque une cohérence politique. La CPI traverse un moment charnière et la France est partie de la CPI de part de la ratification du traité de Rome. Le soutien français était donc nécessaire pour suivre la cohérence et le devoir demandés par cette participation.

Jean-Paul Chagnollaud, président de l’iReMMO.

ÉDITO

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Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

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Maroc : les leçons du scrutin législatif

Abderrahim Lamchichi
24 septembre 2007
Le premier fait marquant du scrutin législatif marocain du 7 septembre 2007 est l’annonce même de tels résultats si déconcertants, donc… parfaitement crédibles ! Ce qui accrédite la déclaration des observateurs étrangers attestant de la régularité de la consultation. Certes, à l’évidence, en cette matière, tout est relatif. Clientélisme, cooptation, notabilités locales, encadrement serré du territoire par une administration encore largement d’essence “makhzénienne”… sont des pratiques “néopatrimoniales” avérées. Mais imagine-t-on, un moment, feu Driss Basri, l’ancien ministre de l’Intérieur de Hassan II, se résoudre à publier de semblables résultats, d’où il ressort clairement que seul un électeur sur trois s’est rendu aux urnes ? C’est que le Maroc a profondément changé.

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Lettre d’information de l’iReMMO