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Netanyahou sera-t-il jugé devant la CPI ?

La Cour pénale internationale (CPI) fait son travail. Karim Khan le dit à la fin de son discours, “toutes les vies se valent”, par conséquent tout crime relevant de la compétence de la Cour rend légitime la démarche de demande d’un mandat d’arrêt à l’encontre d’un responsable, quel qu’il soit. C’est un moment charnière pour la CPI et la scène internationale. Selon la réponse donnée, l’institution elle-même en ressortira renforcée ou fragilisée.

 

La simultanéité des demandes de mandats d’arrêts à l’encontre de dirigeants du Hamas et de dirigeants israéliens fait polémique. S’agit-il d’une démarche politique ? Au fond, il y avait deux solutions, mettre en même temps les deux procédures en marche ou commencer par l’une et poursuivre par l’autre. La deuxième option aurait aussi suscité l’indignation. Malgré les réactions actuelles, ce choix semble le moins pire. L’essentiel reste qu’un crime de guerre est un crime de guerre et que toutes les vies se valent, en ce sens, la décision d’annonces simultanées reste en alignement avec le rôle de la Cour.

Par ailleurs, politiquement, il est impossible que les dirigeants israéliens soient jugés pour des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité en raison du bloc soudé au pouvoir actuellement en Israël.

Le soutien français est important et marque une cohérence politique. La CPI traverse un moment charnière et la France est partie de la CPI de part de la ratification du traité de Rome. Le soutien français était donc nécessaire pour suivre la cohérence et le devoir demandés par cette participation.

Jean-Paul Chagnollaud, président de l’iReMMO.

ÉDITO

ÉDITO

Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Dictature un mal arabe ?

Paul Balta, 10 janvier 2012
« Paul Balla Michel Aflak, le Syrien orthodoxe qui a fondé le parti Baas – en français, « Résurrection » – en avril 1947 à Damas avec son compatriote sunnite Salah al-Din al-Bitar, a défini le socialisme arabe comme un mélange de socialisme – et non de marxisme, jugé matérialiste et athée – et de nationalisme panarabe. La devise du parti était ainsi « Wahdah, Hurriyah, Ishtirrakiyah », soit  » Unit é, Liberté, Socialisme » : à côté de l’ambition de créer un seul État arabe, ce premier parti Baas, anticolonialiste et anti-impérialiste, qui prônait la laïcité pour abolir les frontières confessionnelles divisant la nation arabe, se voulait clairement démocratique. »

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Lettre d’information de l’iReMMO