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Netanyahou sera-t-il jugé devant la CPI ?

La Cour pénale internationale (CPI) fait son travail. Karim Khan le dit à la fin de son discours, “toutes les vies se valent”, par conséquent tout crime relevant de la compétence de la Cour rend légitime la démarche de demande d’un mandat d’arrêt à l’encontre d’un responsable, quel qu’il soit. C’est un moment charnière pour la CPI et la scène internationale. Selon la réponse donnée, l’institution elle-même en ressortira renforcée ou fragilisée.

 

La simultanéité des demandes de mandats d’arrêts à l’encontre de dirigeants du Hamas et de dirigeants israéliens fait polémique. S’agit-il d’une démarche politique ? Au fond, il y avait deux solutions, mettre en même temps les deux procédures en marche ou commencer par l’une et poursuivre par l’autre. La deuxième option aurait aussi suscité l’indignation. Malgré les réactions actuelles, ce choix semble le moins pire. L’essentiel reste qu’un crime de guerre est un crime de guerre et que toutes les vies se valent, en ce sens, la décision d’annonces simultanées reste en alignement avec le rôle de la Cour.

Par ailleurs, politiquement, il est impossible que les dirigeants israéliens soient jugés pour des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité en raison du bloc soudé au pouvoir actuellement en Israël.

Le soutien français est important et marque une cohérence politique. La CPI traverse un moment charnière et la France est partie de la CPI de part de la ratification du traité de Rome. Le soutien français était donc nécessaire pour suivre la cohérence et le devoir demandés par cette participation.

Jean-Paul Chagnollaud, président de l’iReMMO.

ÉDITO

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

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La Tunisie : effet domino ou effet repoussoir ?

Bichara Khader, 2 février 2011
Depuis quelques semaines, les immolations ou les tentatives d’immolation se multiplient dans le monde arabe, du Yémen dans la Péninsule arabique à l’Est à la Mauritanie à l’Ouest. On connaissait déjà le phénomène « kamikaze » par lequel quelqu’un se donne la mort en tuant. Mais l’immolation de protestation est un phénomène inédit dans les pays arabes. Dépourvu de toute signification « religieuse » ou  » sacrificielle », le geste se veut plutôt une prise de parole, un acte posé pour dire  » assez » ou pour dire  » non ». Il ne peut être dés lors apparenté à une forme de  » djihad » pour une quelconque « cause », ni, à fortiori, à un simple « suicide ».

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Lettre d’information de l’iReMMO