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Proche-Orient: la marche en avant d’Israël peut-elle être entravée?

Parmi les grands enjeux de 2025, la situation au Proche-Orient occupera une place de premier plan. L’année s’est achevée sur la chute du régime syrien, symbole d’une influence iranienne en berne. À l’inverse, Israël, engagé sur de multiples fronts, semble engranger les gains géopolitiques. Israël parviendra-t-il à instaurer« un nouvel ordre régional » selon les souhaits du Premier ministre Benyamin Nétanyahou ? Quelles sont les menaces qui pèsent sur l’État ?

Benjamin Netanyahou privilégie une approche militaire et hégémonique pour Israël, sans vision politique de long terme. Les bombardements et déplacements forcés des populations palestiniennes dans la bande de Gaza s’inscrivent dans une logique de nettoyage ethnique, visant à empêcher la création d’un État palestinien. Ces actions, couplées à l’inaction des puissances internationales et à l’indifférence occidentale, aggravent un processus considéré comme irréversible, tout en alimentant de futures violences dans la région.

Netanyahou souhaite un ordre régional dominé par Israël, une « Pax israélienne », qui n’aboutira pas sans concessions politiques, notamment sur la question palestinienne. Cependant, l’absence de compromis et la poursuite d’une stratégie purement militaire risquent de prolonger le désordre et d’aggraver l’instabilité régionale, transformant les gains militaires en pertes politiques à long terme.

La communauté internationale, bien qu’appelant à des cessez-le-feu, contribue indirectement au conflit par son soutien militaire à Israël. L’absence de solutions politiques, combinée à une fuite en avant militaire, compromet l’avenir de Gaza et des territoires palestiniens. Le mandat d’arrêt international qui vise Netanyahou pour crimes de guerre met également en lumière les tensions croissantes entre les principes de justice internationale et les réalités géopolitiques.

Jean-Paul Chagnollaud, président de l’iReMMO.

ÉDITO

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

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Il faut aller en Tunisie : notes d’un tour dans l’Extrême-Sud (juillet 2011)

François Pouillon, 27 août 2011
Invité en Tunisie pour participer à une école doctorale organisée par un laboratoire de sciences sociales de l’université de Tunis (Diraset), j’en ai saisi l’occasion pour faire, avec de jeunes collègues, un tour dans le Sud-Est, une région que je connaissais assez bien pour y avoir enquêté dans les années 1970. J’en ai rapporté ces impressions de voyage. Encore une fois, ce voyage a été précédé de nouvelles alarmistes . Mes amis de Tunis m’engagent à la prudence : des classes dangereuses aux coupeurs de route, il n’y a qu’un pas, et on signale des poches d’insécurité dans la région de Sidi Bou Zid, épicentre de la révolution démocratique. D’autres vont commenter : il semble que cela arrangerait bien le gouvernement provisoire, en facilitant un regroupement grégaire autour de la ligne qu’il incarne. Je ne suis pourtant pas descendu au Sud par cette route des steppes : pour aller au Sud-Est, mon objectif, la nouvelle autoroute de la côte nous conduit en quelques heures à Gabès.

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Lettre d’information de l’iReMMO