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Qatar : le mondial et le malaise

Agnès Levallois, vice-présidente de l’iReMMO et maîtresse de conférence à la Fondation pour la Recherche Stratégique, est intervenue sur “C dans l’air” le 15 novembre au sujet de la coupe du monde au Qatar. Elle fustige d’abord la critique de dernière minute des pays occidentaux :

“Ce qui est surprenant, c’est qu’il fallait “s’énerver” quand la coupe du monde a été attribuée au Qatar en 2010. Un argument revient maintenant en boucle: c’est la première fois qu’une coupe du monde est organisée dans un pays arabe, alors forcément on critique. Ce sont des propos que l’on entend dans toute la région (Moyen-Orient] et qui renforce ce deux poids deux mesures qui est à chaque fois mis en avant dans cette région. Cela est dramatique, même compte tenu de tous les aspects négatifs que l’on sait.”

Elle revient ensuite sur le droit des femmes au Qatar : 

“Les femmes ont beaucoup plus de droits qu’en Arabie saoudite, de nombreuses femmes travaillent dans l’administration. Cela a été beaucoup boosté par la mère de l'émir actuel, Cheikha Moussa, sous l’impulsion aussi de la sœur de l'émir la princesse Mayassa. Cela correspond à cette volonté d’ouverture que veut montrer absolument le Qatar. Mais celui-ci reste un État de religion wahhabite, avec un système extrêmement conservateur.”

Elle rappelle finalement une anecdote révélatrice de la conscience nationale qatarie : 

“ Le père de l’émir actuel, dans les années 1970, arrive dans un aéroport et présente son passeport. On lui demande où est ce pays. Traumatisé, il n’aura de cesse de déployer des moyens pour que le monde sache où et ce qu’est le Qatar. Pari réussi aujourd’hui.”

ÉDITO

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Les défis à relever par Nabil Al-Arabi, nouveau secrétaire général de la Ligue arabe.

Paul Balta, 14 juin 2011
Le ministre égyptien des Affaires étrangères, au nom prédestiné, Nabil Al-Arabi (l’Arabe) a été élu Secrétaire general de la Ligue arabe, le 15 mai 2011. Il y avait déjà un candidat, le Qatari Abderrahmane Al-Attiya. Toutefois, en raison des réticences de plusieurs pays, Al-Arabi a été appelé à la rescousse. Cette solution a permis à ceux qui l’ont convaincu (les militaires, le gouvernement,) de faire d’une pierre deux coups : cette fois encore, le Secrétaire général de la Ligue est un Égyptien ! Intègre, il avait rompu avec le régime d’Hosni Moubarak en 2001. Très populaire, il a fait partie, fin de janvier 2011, du Comité de trente sages, choisis par les jeunes de la place Al-Tahrir pour dialoguer avec les autorités. Diplômé en droit international de l’Université de New York, Al-Arabi, 76 ans, a été présent dans toutes les grandes négociations internationales auxquelles son pays avait participé.Nommé ministre le 6 mars, il avait, en dix semaines, énergiquement secoué la diplomatie égyptienne déclinante et sous influence américaine.

 

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Lettre d’information de l’iReMMO