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Qatar : le mondial et le malaise

Agnès Levallois, vice-présidente de l’iReMMO et maîtresse de conférence à la Fondation pour la Recherche Stratégique, est intervenue sur “C dans l’air” le 15 novembre au sujet de la coupe du monde au Qatar. Elle fustige d’abord la critique de dernière minute des pays occidentaux :

“Ce qui est surprenant, c’est qu’il fallait “s’énerver” quand la coupe du monde a été attribuée au Qatar en 2010. Un argument revient maintenant en boucle: c’est la première fois qu’une coupe du monde est organisée dans un pays arabe, alors forcément on critique. Ce sont des propos que l’on entend dans toute la région (Moyen-Orient] et qui renforce ce deux poids deux mesures qui est à chaque fois mis en avant dans cette région. Cela est dramatique, même compte tenu de tous les aspects négatifs que l’on sait.”

Elle revient ensuite sur le droit des femmes au Qatar : 

“Les femmes ont beaucoup plus de droits qu’en Arabie saoudite, de nombreuses femmes travaillent dans l’administration. Cela a été beaucoup boosté par la mère de l'émir actuel, Cheikha Moussa, sous l’impulsion aussi de la sœur de l'émir la princesse Mayassa. Cela correspond à cette volonté d’ouverture que veut montrer absolument le Qatar. Mais celui-ci reste un État de religion wahhabite, avec un système extrêmement conservateur.”

Elle rappelle finalement une anecdote révélatrice de la conscience nationale qatarie : 

“ Le père de l’émir actuel, dans les années 1970, arrive dans un aéroport et présente son passeport. On lui demande où est ce pays. Traumatisé, il n’aura de cesse de déployer des moyens pour que le monde sache où et ce qu’est le Qatar. Pari réussi aujourd’hui.”

ÉDITO

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

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L’Algérie au lendemain des législatives La consécration d’un ordre rentier précaire

Nadji Safir, 24 mai 2012
Les résultats officiels des élections législatives du 10 mai 2012 en vue du renouvellement de l’Assemblée Populaire Nationale (APN) sont connus. L’importance de l’abstention, officiellement établie à 56,86%, doit y être relevée comme un phénomène politique et social majeur, marquant la faible adhésion de la population au processus électoral engagé. Et ce, alors même que la campagne électorale, en termes de communication, a été menée dans un contexte marqué du côté des autorités par une exagération outrancière, voire une dramatisation tout à fait excessive de l’importance des enjeux liés à la participation au scrutin.

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Lettre d’information de l’iReMMO