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Qatar, qui es-tu vraiment?

La population qatarienne vit dans des conditions matérielles qui font rêver, ce qui fait qu’il n’y a pas vraiment d’opposition.

À quelques semaines du lancement du Mondial, les critiques restent vives quant aux violations des droits humains au Qatar. Mais que sait-on d’autre sur ce petit pays du Golfe?

L’émir Tamim ben Hamad Al Thani poursuit la modernisation entreprise par son père sur certains dossiers. « Cela passe avant tout par le soft-power, c’est-à-dire exister sur la carte du monde à travers des outils comme la chaîne de télévision Al-Jazeera, une politique de développement de musées et d’événements sportifs. »
La population qatarienne vit dans des conditions matérielles qui font rêver, ce qui fait qu’il n’y a pas vraiment d’opposition.

Pour autant, la société reste conservatrice et l’émir contrôle tout, moyennant « des conditions matérielles très confortables qui feraient rêver tout un chacun sur la scène mondiale ». Et qui visent à faire oublier que les femmes vivent sous la tutelle des hommes, que la liberté d’expression est muselée ou que des centaines de milliers de travailleurs et travailleuses étrangers sont exploités dans des conditions dramatiques.

Est-ce en train de changer? Comment?

Agnès Levallois

ÉDITO

ÉDITO

Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Vers un printemps démocratique arabe ?

Marie Dabrane, 26 janvier 2011
L’effondrement du régime de Zine El-Abidine Ben Ali, au terme de plus de 23 années d’un pouvoir sans partage, restera dans les annales comme l’un des bouleversements majeurs de l’histoire arabe récente. Et déjà, une même question brûle toutes les lèvres : la « Révolution de jasmin » entraînera-t-elle dans son sillage un « printemps démocratique arabe », de l’Afrique du Nord jusqu’au Golfe, en passant par le Moyen-Orient ? La chute brutale et inattendue du diktat de Tunis, considéré pourtant comme l’un des systèmes autoritaires les plus résilients dans la région, n’est pas sans susciter la peur de nombreuses capitales arabes, inquiètes que cette vague démocratique se propage à leurs sociétés, selon un « effet domino » comparable à celui qui avait précipité la fin de l’Union soviétique dans les années 1990.

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Lettre d’information de l’iReMMO