Qatar, qui es-tu vraiment?

La population qatarienne vit dans des conditions matérielles qui font rêver, ce qui fait qu’il n’y a pas vraiment d’opposition.

À quelques semaines du lancement du Mondial, les critiques restent vives quant aux violations des droits humains au Qatar. Mais que sait-on d’autre sur ce petit pays du Golfe?

L’émir Tamim ben Hamad Al Thani poursuit la modernisation entreprise par son père sur certains dossiers. « Cela passe avant tout par le soft-power, c’est-à-dire exister sur la carte du monde à travers des outils comme la chaîne de télévision Al-Jazeera, une politique de développement de musées et d’événements sportifs. »
La population qatarienne vit dans des conditions matérielles qui font rêver, ce qui fait qu’il n’y a pas vraiment d’opposition.

Pour autant, la société reste conservatrice et l’émir contrôle tout, moyennant « des conditions matérielles très confortables qui feraient rêver tout un chacun sur la scène mondiale ». Et qui visent à faire oublier que les femmes vivent sous la tutelle des hommes, que la liberté d’expression est muselée ou que des centaines de milliers de travailleurs et travailleuses étrangers sont exploités dans des conditions dramatiques.

Est-ce en train de changer? Comment?

Agnès Levallois

ÉDITO

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Le sort des migrants et réfugiés pris au piège en Libye. L’UE doit réagir au «naufrage de civilisation»

A la fin de l’année 2017, des images insoutenables d’hommes vendus comme de simples marchandises en Libye faisaient le tour du monde. L’heure était à l’indignation et aux promesses que des mesures seraient prises pour protéger ces réfugiés et ces migrants d’un système criminel organisé d’abus et d’exploitation. Images furtives, l’heure s’est écoulée, laissant la place à une nouvelle indignation, faisant oublier les promesses pourtant faites.

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

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Trump et le Moyen-Orient une politique irréfléchie de puissance

Le 16 décembre, le Sénat des États-Unis votait à une large majorité une résolution interdisant toute aide militaire américaine à la coalition dirigée par l’Arabie saoudite au Yémen. Même si ce vote est symbolique, c’est la première fois que l’une des deux chambres du Congrès affirme sa souveraine autonomie sur une question de guerre ou de paix, sous le « War Powers Act » (loi fédérale de 1973 limitant les pouvoirs du Président d’engager les forces armées dans des conflits sans le consentement du Congrès). Le Sénat passait aussi une résolution mettant nommément en cause le Prince héritier Mohammed ben Salmane (MBS) pour le meurtre de Jamal Khashoggi et exigeait des comptes à l’État saoudien.

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