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Quel avenir pour les Palestiniens?

Gaza vit une tragédie humaine sans précédent et le massacre du 7-Octobre a nourri une haine réciproque qui représente aujourd’hui un obstacle majeur à toute résolution pacifique de la question israélo-palestinienne, tant les extrémistes des deux camps se trouvent confortés par la situation actuelle. Chacun semble désormais convaincu que la coexistence est impossible. Regard sur la place de la question palestinienne aujourd’hui dans le monde arabe et dans les équilibres géopolitiques mondiaux.

Au niveau de la visite de Donald Trump au Moyen-Orient du 13 au 16 mai, ce qui est clair est qu’il donne un permis de tuer et de massacrer. C’est-à-dire qu’on retourne complètement les principes fondamentaux du droit international. Reprenons le mot « déportation », il faut cesser de parler de « déplacement forcé et populations ». En droit international et droit international humanitaire, les deux termes utilisés sont « déportation » et « transfert forcé » par la convention de Genève. L’histoire avance dans tous les sens y compris quand elle recule. Donc là nous sommes en train de banaliser dans une indifférence occidentale et arabe effrayante. Parce que finalement, ceux qui prétendent s’appuyer et défendre le droit international, depuis si longtemps, acceptent aujourd’hui qu’il soit ainsi piétiné et méprisé avec les conséquences humaines considérables. Il faut imaginer qu’il y a plus de 2 200 000 personnes qui n’ont plus de vie aujourd’hui, plus de métiers, plus d’espaces et plus rien. En Europe, on n’en parle pas même dans les médias à part quelques rares exceptions.

Jean-Paul Chagnollaud, président de l’iReMMO.

ÉDITO

ÉDITO

Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Un Etat pour deux peuples ? une « stratégie » de renoncement

Jean-Paul Chagnollaud, 22 novembre 2010
Contribution du débat sur la Palestine dans la Croix du 19 novembre 2010 Encore quelques années et cela fera près d’un siècle que les Palestiniens sont en quête d’un Etat… Dans les années 1920, au début du mandat britannique, leur lutte se focalise sur une revendication forte et cohérente : un Etat sur toute la Palestine. Malgré la prégnance de l’arabisme alors dominant, cette lutte s’affirme de manière singulière d’autant plus qu’elle se nourrit de la confrontation avec le mouvement sioniste qui lui aussi veut un Etat sur cette terre. Mais cela ne dure pas. Au lendemain de la grande révolte de 1936, à la fois apogée et crépuscule de cette quête nationaliste, la question de Palestine devient une question arabe.

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Lettre d’information de l’iReMMO