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Reconnaissance d’un Etat palestinien par la France: un coup de poker diplomatique?

Emmanuel Macron a annoncé que la France pourrait reconnaître un Etat palestinien en juin prochain, lors d’une conférence co-présidée avec l’Arabie saoudite à New York. S’agit-il d’un vrai tournant diplomatique, d’une avancée pour la paix ou bien d’ un coup politique à moindre coût ?

La France ne fera pas cette initiative seule mais plutôt en accompagnement des pays de la Ligue arabe, ce qui se situera en opposition au plan odieux que Donald Trump veut mettre en œuvre et que Netanyahou est en train de faire : « chasser et déporter la population palestinienne de Gaza ». Comme si nous étions un carrefour avec d’un côté l chemin terrible de cette guerre sans fin et d’un autre côté une possible mais très difficile voie vers un chemin à une solution véritable à deux états.

On en parle toujours de la sécurité d’Israël, mais il est impératif de  parler de la sécurité des Palestiniens. On ne peut avoir la sécurité des uns sur l’insécurité des autres.

Jean-Paul Chagnollaud, président de l’iReMMO.

ÉDITO

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Les défis à relever par Nabil Al-Arabi, nouveau secrétaire général de la Ligue arabe.

Paul Balta, 14 juin 2011
Le ministre égyptien des Affaires étrangères, au nom prédestiné, Nabil Al-Arabi (l’Arabe) a été élu Secrétaire general de la Ligue arabe, le 15 mai 2011. Il y avait déjà un candidat, le Qatari Abderrahmane Al-Attiya. Toutefois, en raison des réticences de plusieurs pays, Al-Arabi a été appelé à la rescousse. Cette solution a permis à ceux qui l’ont convaincu (les militaires, le gouvernement,) de faire d’une pierre deux coups : cette fois encore, le Secrétaire général de la Ligue est un Égyptien ! Intègre, il avait rompu avec le régime d’Hosni Moubarak en 2001. Très populaire, il a fait partie, fin de janvier 2011, du Comité de trente sages, choisis par les jeunes de la place Al-Tahrir pour dialoguer avec les autorités. Diplômé en droit international de l’Université de New York, Al-Arabi, 76 ans, a été présent dans toutes les grandes négociations internationales auxquelles son pays avait participé.Nommé ministre le 6 mars, il avait, en dix semaines, énergiquement secoué la diplomatie égyptienne déclinante et sous influence américaine.

 

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Lettre d’information de l’iReMMO