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Reprise des négociations pour un cessez-le-feu à Gaza, la question des otages…

Les négociations en vue d’un cessez-le-feu à Gaza reprennent à Doha, au Qatar, alors que les bombardements israéliens abondent depuis le 7 octobre à Gaza, faisant plus de 40 000 morts palestiniens

Il y a un double enjeu de ces négociations, qui pourrait faire pencher la balance. Le premier point, c’est celui du sort des citoyens palestiniens, qui vivent au rythme des bombardements et de l’exode. L’autre enjeu, c’est les suites de l’assassinat d’Ismaël Haniyeh, le chef du Hamas, le 31 juillet à Téhéran. Si ces négociations échouent, ça signifie qu’il y a un risque très fort d’embrasement régional, avec un niveau d’affrontements qu’on ne peut pas deviner aujourd’hui, mais en tous cas qui pourrait être très fort avec, derrière, un cycle de représailles.

La question des otages :

Mettre en œuvre le plan de paix adopté par la communauté internationale en juin dernier peut marquer le pas. « Ce sont 20 lignes qui peuvent tout changer. On les applique et c’est un espoir de paix, on ne les applique pas et c’est un risque de guerre. Mais selon le spécialiste, le principal obstacle, c’est Benyamin Nétanyahou, qui « sabote systématiquement les négociations, car il est sur l’idée qu’il faut la guerre totale, la destruction totale du Hamas.

Le chef du gouvernement israélien continue de s’abriter derrière les otages israéliens, une question tout à fait essentielle, pour anéantir Gaza. S’il voulait vraiment qu’il y ait une libération des otages, avec ce que ça implique comme échange de prisonniers palestiniens, il est évident qu’il aurait pu le faire si vraiment il avait voulu libérer les otages, il s’y serait pris autrement.

ÉDITO

ÉDITO

Il n’y a pas de processus de paix à Gaza

La deuxième phase du plan Trump, inséré dans le droit international par la résolution 2803 du Conseil de sécurité du 17 novembre 2025, implique le désarmement du Hamas, un nouveau retrait de l’armée israélienne et l’arrivée d’une Force internationale de stabilisation (FIS). Et, plus tard, « …une fois que l’Autorité palestinienne aura scrupuleusement exécuter son  programme de réformes, les conditions seront alors peut-être réunies pour que s’ouvre un chemin crédible vers… la création d’un État palestinien. » L’idée serait donc d’avancer étape par étape pour aller « peut-être » un jour vers une solution politique. En fait, le scénario qui se met en place sur le terrain dévoile une réalité bien différente.

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Il faut aller en Tunisie : notes d’un tour dans l’Extrême-Sud (juillet 2011)

François Pouillon, 27 août 2011
Invité en Tunisie pour participer à une école doctorale organisée par un laboratoire de sciences sociales de l’université de Tunis (Diraset), j’en ai saisi l’occasion pour faire, avec de jeunes collègues, un tour dans le Sud-Est, une région que je connaissais assez bien pour y avoir enquêté dans les années 1970. J’en ai rapporté ces impressions de voyage. Encore une fois, ce voyage a été précédé de nouvelles alarmistes . Mes amis de Tunis m’engagent à la prudence : des classes dangereuses aux coupeurs de route, il n’y a qu’un pas, et on signale des poches d’insécurité dans la région de Sidi Bou Zid, épicentre de la révolution démocratique. D’autres vont commenter : il semble que cela arrangerait bien le gouvernement provisoire, en facilitant un regroupement grégaire autour de la ligne qu’il incarne. Je ne suis pourtant pas descendu au Sud par cette route des steppes : pour aller au Sud-Est, mon objectif, la nouvelle autoroute de la côte nous conduit en quelques heures à Gabès.

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Lettre d’information de l’iReMMO